Politique

Tunisie: Non ratification de la électorale, Mohsen Marzouk fustige BCE

Le président du mouvement Machrou Tounes, Mohsen Marzouk a affirmé dans un post sur sa page Facebook que le président de la République, Béji Caïed Essebsi n’avait pas le droit de ne pas sceller la loi électorale.

Marzouk a expliqué que le président avait deux choix: soit renvoyer la loi au parlement, soit demander un référendum à ce sujet, mais il ne l’a pas fait. Pourtant il était contraint de sceller la loi, conformément au texte de la Constitution, considérant qu’il ne s’agissait pas d’un cadeau du président, mais d’un devoir.

Le président de Machrou Tounes a écrit aussi que par cet acte, le chef de l’Etat a enfreint la loi et s’est comporté de manière illégale et inconstitutionnelle.

Marzouk a, d’un autre côté critiqué le fils du président, Hafedh Caïed Essebsi, qui n’a pas les compétences officielles de parler au nom du président, ni de parler pour lui “après son alliance avec l’ami de la famille du président”, en allusion à Nabil Kaouii, chef du parti “Au cœur de la Tunisie.

Un acte qui ne s’est même pas produit dans les républiques bananières, décrivant le scandale comme un mélange entre la famille et l’État.

Marzouk a ajouté que ceux qui ont exprimé leur joie à l’égard de la non signature par le président de la loi sont des ignorants ou des défenseurs du chaos et de la “spoliation”.

Le responsable de Machrou Tounes s’est demandé, à cette occasion, si le chef de l’Etat agissait de son plein gré ou s’i était dépourvu de volonté.

Marzouk a ajouté son commentaire sur ce qui s’est passé n’était qu’un pas et qu’il dira plus tard quelque chose d’autre, mais sur un autre ton, sans révéler plus de précision sur son intention.

Il a souligné qu’il était prêt à accepter tout sauf qu’on badine avec la loi et la Constitution, car sans eux, il n’y aura que le chaos, la mafia et la destruction. “Lorsque nous faisons un choix entre l’État et la mafia familiale, notre choix est clair et simple. Sans calculs, nous avons été les premiers à rejeter cette confusion et aujourd’hui nous n’allons pas changer d’avis.”

 

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