Tunisie – Omar Behi et le gouvernement face au défi de la Mafia des marchés

Omar Behi, ministre du Commerce, ainsi que tout le gouvernement, sauront-ils relever le défi de la mafia du marché parallèle et des fraudeurs ?

Malgré tout le bruit fait autour d’une supposée campagne menée tambours battants contre cette mafia, durant les premiers jours de Ramadan et les quelques jours qui ont précédés, le citoyen n’a remarqué aucune répercussion sur les prix, qui demeurent hors de sa portée et surtout non-affichés par la plupart des commerçants.

Devant la campagne médiatique sur le terrain, lancée par les contrôleurs économiques, les fraudeurs et autres vampires qui sucent le sang du contribuable sont restés imperturbables, avec comme première conséquence, une colère grandissante dans des consommateurs, un peu partout dans le pays, désespérés de ne pouvoir assurer un ravitaillement respectable aux leurs, durant ce mois saint.

Le consommateur ne voit plus comment il peut faire coïncider sa bourse avec les prix des denrées qu’il doit acquérir comme minimum vital à sa famille. Sans compter le spectre de l’Aïd qui se pointe, pour la première fois, comme un ogre à l’horizon, lui qui était, d’habitude attendu avec ferveur et de joie.

Pour couronner le tout et faire, en quelque sorte, reculer l’Etat, la mafia du marché est passée à l’offensive. On dirait qu’il y a eu un mot d’ordre donné quelque part. Un slogan de riposte et d’opposition violente aux actions de la campagne de contrôle.

C’est ainsi qu’on ne compte plus les agressions, quelques fois hystériques, de certains commerçants, probablement manipulés, contre les agents de contrôle. Ils n’hésitent plus à s’attaquer aux agents, à les agresser, parfois de façon trop violente. Surtout quand il s’agit de contrôleurs de la gente féminine.

Cette violence dans la riposte n’est pas sans nous rappeler celle de la mafia des contrebandiers qui contrôlait le port de Rades quand elle a répondu à la visite du chef du gouvernement, Youssef Chahed, suivie de prises de position énergiques, allant  jusqu’à mettre le feu aux dépôts suspects, objets de l’enquête, geste compris, à l’époque, comme un défi et une mise en garde lancés contre le chef du gouvernement, par cette mafia, comme quoi, ils sont prêts à la confrontation et qu’il était hors de question, pour eux, de baisser les bras.

Il semblerait donc, que la violente réaction à laquelle nous assistons, ces derniers jours, contre la campagne des contrôleurs économiques rentre dans le même cadre de la guerre d’intimidation. Reste à savoir comment, le ministre du Commerce va-t-il pouvoir y répondre ? Est-ce qu’il va tenter le passage en force pour faire appliquer la loi par ces fraudeurs, ou va-t-il au contraire, esquisser un mouvement de recul, pour éviter la confrontation, surtout au cours de cette période pré-électorale ?

Un bras de fer qui s’annonce dur à gérer par l’Etat, mais qu’il est obligé d’engager s’il veut se faire respecter, casser ces cartels de mafieux qui saignent, sans aucune vergogne les citoyens et surtout, regagner la confiance de ces derniers !

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