Tunisie – Omar Behi n’a rien compris à sa mission… Mais ce n’est pas QUE sa faute

Le ministre du Commerce, Omar Behi, semble n’avoir rien compris des abc de sa mission et de son métier. A commencer par le circuit de distribution des produits de consommation jusqu’à ce qu’ils arrivent dans l’assiette du consommateur.

Il faut reconnaître qu’à sa décharge, Omar Behi, n’a ni la formation ni l’expérience qu’il faut pour être ministre du Commerce, surtout dans des conditions de crise, comme celle que traverse le pays, en ce moment, lâché entre les mains des parrains de la mafia des spéculateurs de tous bords.

Donc, ce n’est pas de sa faute quand il nous fait des sorties médiatiques pour prétendre avoir mis fin à la cherté de la vie, en opérant quelques descentes par-ci, par là, sur des entrepôts de fruits et de légumes. Ce n’est pas, non plus, sa faute quand il assure avoir réussi à baisser les prix à la consommation, en se basant sur les seuls chiffres des prix affichés aux marchés de gros. Ce n’est pas non plus sa faute, si les prix au détail demeurent inchangés malgré les efforts déployés pour contrôler les tarifs à la production et à la vente au gros.

Ce n’est pas de sa faute. C’est, plutôt, celle de son entourage au sein du ministère. Car il reste, certainement, dans les couloirs de ce ministère, des cadres de « l’ancienne garde », ceux qui ont côtoyé les anciens ministres comme Mondher Zenaïdi qui savait suivre les produits de consommation, depuis les semences, jusqu’à la cueillette et jusqu’à ce que ces produits arrivent dans l’assiette du consommateur.

Ces anciens cadres du ministère savent bien comment fonctionnait leur département et comment ils arrivaient à maîtriser tous les maillons de la chaîne de production et de distribution des produits de consommation. Ils savent, aussi, comment ils faisaient pour anticiper le moindre dérèglement du marché et de son ravitaillement, en recourant, quand il le fallait, à l’importation de tel ou tel produit.

Du moment que le système ne marche plus de la même manière. Il n’y a que trois raisons possibles : soit que ces cadres ne veulent plus travailler comme ils savent le faire et se désengagent complètement de leur devoir. Soit que tous les anciens cadres ont été écartés au profit d’une nouvelle élite, directement issue des geôles. Soit, alors, que Omar Behi reste imperméable aux conseils de ses collaborateurs, ce qui n’arrange aucunement son cas.

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