Economie

Tunisie : Pick-up Republic…

Tunisie : Pick-up Republic…

Depuis quelques années, les classements des ventes des voitures montrent que les pick-up sont les plus prisés par les tunisiens, et pour cause: ceux-ci sont de plus en plus utilisés dans différentes types d’activité mais surtout dans la contrebande et ce, pratiquement dans toutes les régions du pays.

Les contrebandiers et ceux qui « travaillent » dans l’économie « grise » souvent dénommée non structurée ou informelle se chiffrent par centaines de milliers et font pratiquement la majeure partie du courant d’affaires en Tunisie au détriment du secteur dit structuré composé d’entreprises qui payent des charges sociales et qui sont pénalisés par une fiscalité agressive.

Cette situation surréaliste et rocambolesque s’est manifestée surtout durant les dix dernières années pour faire partie du quotidien de plus en plus tourmenté et agité du pays.

La plupart des spécialistes de la question économique nationale considèrent que l’économie souterraine a pris des dimensions difficilement  cernables et certains d’entre eux pensent même que l’économie informelle est devenue le seul moyen de survie de larges franges de tunisiens vu la contraction flagrante des activités économiques structurés au niveau de tous les secteurs.

Les notions de travail informel et d’économie non structurée ont vu le jour, en Tunisie, au début des années soixante-six dans le sillage des crises socio-économiques qui ont secoué le pays. Depuis, le fléau ne cesse de sévir.

Le chômage, conséquence logique de la crise économique, s’est accompagné de l’émergence et de l’essor du secteur informel. Celui-ci joue un rôle d’accueil des acteurs économiques exclus du secteur structuré.

De ce fait, un document de travail de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives élaboré en 2017 montre que l’emploi informel représente 42% de l’emploi total.

Sur un autre plan, la quantification de l’économie informelle pose plusieurs problématiques méthodologiques et le fait d’avancer que celle-ci représente 50 ou 55% du produit intérieur brut (PIB) n’a pas, en effet, de sens par rapport aux normes économiques et juridiques. Un grand effort doit être déployé pour la quantifier eu égard à trois pistes qui se rapportent essentiellement à la sphère monétaire, l’évasion fiscale et le critère de la légalité du travail.

Toute la question reste : faut-il penser à l’organisation de l’informel ou à sa répression ? Le dilemme est là.

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