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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleLe bilan de la saison de collecte des céréales pour l’année 2025 révèle une performance notable de plusieurs régions agricoles tunisiennes, selon les chiffres publiés par le DGFCA (Office des Céréales). En tête du classement figure le gouvernorat de Béja, qui a récolté 2 763 000 quintaux, soit 23,78 % de la production nationale, confirmant sa position de pilier de la filière céréalière.
La région de Bizerte arrive en deuxième position avec une contribution de 1 746 000 quintaux, représentant 15,03 % du total national. Elle est suivie de Siliana, qui a collecté 1 551 000 quintaux, équivalant à 13,35 % de la production globale. Le Kef et Jendouba occupent respectivement les quatrième et cinquième places, avec 1 358 000 et 1 296 000 quintaux, correspondant à 11,68 % et 10,79 %.
D’autres gouvernorats ont également contribué de manière significative, notamment Zaghouan (6,49 %), Kairouan (6,21 %), Manouba (5,52 %), Nabeul (1,98 %) et Kasserine (1,74 %). En bas de l’échelle figurent Ariana (144 000 quintaux), Sidi Bouzid (138 000), Gafsa (92 000), Sousse (23 000) et Mahdia (2 000 quintaux).
Une performance nationale en hausse malgré un ralentissement
Selon le rapport de l’Office des Céréales, la Tunisie a collecté au 23 juillet 2025 un total de 11 620 000 quintaux, dépassant la moyenne des cinq dernières années. Une grande majorité, soit 94 %, est destinée à la consommation, tandis que 692 000 quintaux (6 %) représentent des semences sélectionnées, un volume également supérieur à la moyenne quinquennale.
La répartition par type de céréales souligne la prédominance du blé dur avec 7 396 000 quintaux, suivi de l’orge avec 2 921 000 quintaux, du blé tendre (569 000) et du triticale (43 000).
Cependant, l’Office signale un ralentissement du rythme de collecte, avec seulement 45 000 quintaux collectés à la date du 23 juillet, ce qui indique une fin imminente de la saison de ramassage.
Une récolte prometteuse dans un contexte agricole fragile
La performance globale, marquée par une hausse sensible par rapport aux années précédentes, témoigne des efforts soutenus des agriculteurs et des autorités régionales en matière de gestion agricole et de sécurité alimentaire. Toutefois, la variabilité climatique et les coûts élevés des intrants continuent de poser des défis structurels au secteur céréalier.
L’évolution de la prochaine saison dépendra des politiques d’accompagnement, des conditions météorologiques et des mesures incitatives pour renforcer la résilience des producteurs, notamment dans les régions à faible rendement.
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