Tunisie – Pourquoi Ennahdha fait-elle allusion à un éventuel départ de Chahed, en ce moment ?

Que se passe-t-il entre les islamistes d’Ennahdha et le chef du gouvernement, Youssef Chahed? Est-ce une coïncidence que le président de la Choura du parti islamiste déclare négocier le départ du chef du gouvernement, juste quelques heures après la décision annoncée par le chef du gouvernement d’interdire le niquab, dans les administrations et établissements publics ?

Pour que les leaders d’Ennahdha, connus pour avoir toujours, su pondérer leurs propos et prôner le consensus, bien que dans leur arrière boutique, ils ne lésinent pas sur les moyens pour abattre leurs « alliés », se mettent à attaquer, ouvertement, Youssef Chahed ou du moins, à lui adresser un premier carton jaune, avec l’annonce d’Abdelkarim Harouni, il faut croire qu’il les a fortement contrariés !

Il semble bien, que les actions et décisions du chef du gouvernement, ces derniers jours ont stoppé une machine infernale qui allait s’ébranler pour broyer le processus démocratique, quand il est allé rendre visite au président Béji Caïed Essebsi à l’hôpital et a rassuré, tout de suite après, les tunisiens sur son état de santé.

Il faut reconnaître que Youssef Chahed a coupé net l’élan de certaines parties, aux intentions « malveillantes » et revigoré les tunisiens qui étaient abattus par la rumeur de la mort de BCE, au point de ne plus être capables ni de penser ni de réagir. L’annonce de Youssef Chahed, ce jour là, a mis une autre machine en marche, celle où les téléphones se sont débridés, pour contrer les projets malsains qui commençaient à être fomentés.

Ensuite, Chahed, comme s’il s’était affranchi de quelque poids ou de quelques contraintes, a commencé à bouger, pour mettre en œuvre des projets et des plans qui étaient, pour on ne sait quelle raison, au point mort. Chose qui a donné le prétexte aux autres de l’attaquer sur le fait qu’il était en train d’utiliser les possibilités de l’Etat, au service de sa campagne électorale, lui qui n’est, officiellement candidat, à aucun poste.

Puis, il semblerait que les choses se soient envenimées, suite aux derniers coups d’éclats des terroristes en plein cœur de la Capitale, Chahed a donné l’ordre d’une contre-offensive générale, sur tout le territoire tunisien, pour traquer ces éléments terroristes ou suspects de l’être. Du coup, certaines parties qui auraient aimé disposer de cette « armée de l’ombre », au cas où, s’en sont trouvés très vexées.

Pour couronner le tout, avec sa décision d’interdire le niquab, Youssef Chahed semble être devenu assez menaçant pour ces parties qui ont vu en cette décision, le début de la fin de leur hégémonie et un signe clair de la décision de Chahed de s’affranchir de leurs contraintes. Ce qui laissait craindre d’autres décisions, dans la même orientation qui pourraient aller très loin, jusqu’à creuser du côté des filières d’envoi des jihadistes à l’étranger ou du côté des assassinats politiques, voire même, du côté d’un certain appareil secret.

Serait-ce donc, pour ces raisons qu’Ennahdha a commencé à faire allusion à un probable départ (forcé) du chef du gouvernemen? Est-ce que cela ne signerait pas la consommation du divorce entre le chef du gouvernement et les islamistes qui redoutent de ne plus pouvoir contrôler le jeu et ses règles ?

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