Politique

Tunisie – Quand la raison se tait… La rue prend la parole !

Décidément, La raison semble avoir, définitivement et irrémédiablement, plié bagage et quitté ce pays, où l’entêtement et les intérêts partisans et personnels l’emportent.

Le pays s’est engouffré dans une impasse. Toutes les tentatives de réconciliation et de recherche de consensus sont en train d’être sabordées.

Le temps n’est plus à chercher à comprendre, à qui est la faute, ou qui a fait quoi ni pourquoi. La question qui s’impose, maintenant, est de savoir qui va faire quoi, à qui et comment ?

Le pays vit dans une atmosphère de veillée d’armes. Toutes les parties sont repliées sur leurs quartiers généraux, à affuter leurs armes et à motiver leurs troupes.

Les rares forces qui gardent un reste de bon sens et qui ne cherchent pas l’affrontement semblent résignées et s’attendent, impuissantes, au pire.

Les gens avaient beaucoup d’espoir en une certaine initiative dans laquelle ils voyaient une possible bouée de sauvetage, mais ils ont vite déchanté. Cette initiative a été sabordée avant de voir le jour.

Pendant ce temps de “crise”, celui qui devrait se soucier le plus de ce qui se passe et de ce qui se prépare, c’est notre président, bien que provisoire, qui a décollé (encore!) cet après-midi pour Le Congo, pour y assister au sommet de la francophonie, au risque de se faire étiqueter comme “orphelin de la France” par ses détracteurs. Son ministre des affaires étrangères, lui au moins, il est en Turquie. Il n’est pas laïc, lui!

Les grands, les sages se sont tu. S’ils parlent, c’est pour dire des imbécilités. Les cercles de discussion tournent tous vers le duel. Les pages des réseaux sociaux, animés par des « gosses » qui ne savent même pas à quoi ils sont en train de jouer, distillent menace sur menace…

Le seul qui semble appréhender ce qui va advenir, est paradoxalement le citoyen lambda. Mais il n’y peut rien, il est obligé de subir le mouvement, de prendre ses précautions, de chercher une retraite où se barricader.

Le discours est désormais tourné exclusivement vers la confrontation. Et pas n’importe laquelle. Ils semblent, tous, avoir opté pour la confrontation de rue.

Les salafistes se disent armés et menacent qu’il va y avoir certainement des actes « horribles » et qu’il n y seront pour rien !!!

L’UGTT menace de se défendre et se targue de pouvoir mobiliser une base énorme.

Les différents fronts ont centralisé leur discours dans une logique de surenchère et semblent rechercher, eux aussi, les combats de rue.

La Troïka fait fi de tout ce beau monde et s’entête à garder le même cap contre vents et marées.

La partie se jouera donc, vraisemblablement dans la rue ?

Une inconnue, pourtant persiste dans ce tableau et qui pourrait changer la donne, c’est le rôle que se réserve l’institution de l’armée dans ce jeu stupide !

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