Tunisie – Qui gère le fond 1818 ? Le chef du gouvernement doit trancher !

Deux constats qui interpellent et qui demandent une intervention énergique de la part de la présidence du gouvernement.

Le premier est que malgré les nombreux dons et les sommes respectables collectées par le fonds 1818,  qui sont sensées être utilisées pour l’achat d’équipements et de moyens de protection pour le personnel de santé, absolument rien n’a changé pour ce personnel, qui n’a noté aucune amélioration dans l’approvisionnement des services hospitaliers, notamment, ceux qui sont au front de la lutte contre le coronavirus, que sont les services d’urgence et de réanimation.

Le deuxième constat qui découle, automatiquement du premier, est que l’on voit de plus en plus de personnes et d’organisations de tous genres qui sont en train de lancer des appels aux dons. Des dons qui seraient à faire directement, pour le compte de certaines structures hospitalières ou des associations scientifiques. Ce qui témoigne d’une défiance totale envers les appareils de l’Etat, les gens ne voyant pas où sont passés les sommes d’argent données et qui préfèrent, de ce fait, gérer, eux-mêmes, les dons qu’ils soient en nature ou en argent.

D’aucuns diraient que c’est tant mieux et que plus on aura de fonds, mieux çà sera. Sauf que de cette manière, nous sommes en train de disperser un effort très coûteux et nous risquons de négliger certains départements, ou au contraire, nous pourrions nous trouver devant des double-financements pour une même action.

Cette situation n’a que trop duré et l’Etat devrait trancher dans cette affaire, dans les plus brefs délais. En effet, il n’y a pas plus désastreux, dans de telles situations, que le manque de confiance en les appareils de l’Etat. Comme le ministère de la Santé a été incapable de gérer avec ce qu’il faut de transparence, le chef du gouvernement devrait désigner un autre ordonnateur pour ces dons collectés et qui se chiffrent par millions de dinars, en plus des budgets qui ont été débloqués par l’Etat.

Pourquoi pas la commission nationale de prévention et de lutte contre les catastrophes et de l’organisation des secours, que le chef du gouvernement a désignée, hier, comme seul coordinateur de la lutte contre l’épidémie. Elyès Fakhfekh gagnerait à désigner une personnalité nationale intègre et compétente à sa tête, et lui transférer les fonds mis à la disposition des programmes de lutte contre l’épidémie. Cette personnalité devant mettre en place un service financier capable de gérer dans la légalité et la transparence totales ces deniers et en informer l’opinion publique. Ce qui serait la seule façon d’inciter, peut-être, les citoyens à faire plus de dons, si jamais la situation l’exigerait.

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