A la une

Tunisie: Rafik Abdessalem: Visite de travail aux Seychelles, opportunité de coopération ou goût du luxe ?!

Tunisie: Rafik Abdessalem: Visite de travail aux Seychelles, opportunité de coopération ou goût du luxe ?!

Les dividendes politiques, économiques et même culturels constituent la trame de fond et la finalité objective de toute relation diplomatique, quelle soit d’ordre bilatéral ou multilatéral, l’arsenal diplomatique étant par définition et par essence, au service d’un projet conjoint, d’un intérêt commun, d’une plateforme de coopération et de concertation. L’importance d’un pays sur l’échiquier mondial se définit par le nombre de postes diplomatiques qu’il accrédite sur son territoire. Il est bien établi que la densité diplomatique renseigne donc sur le rang et, par conséquent, sur les opportunités qu’offre le pays en question.

Quid des enjeux économiques et politiques ?

En effet, à Victoria, capitale des Seychelles, seulement sept (7) ambassades sont accréditées. Déjà une première clé pour situer le pays. En outre, les Seychelles sont un archipel de 115 îles situées dans l’océan Indien, peuplé d’environ 82 000 habitants (soit nettement moins que la population de Cité Ettadhamen). Nul doute que l’envergure d’un pays n’est pas réductible à sa taille géographique ou démographique mais il n’en demeure pas moins que ce genre de donnée garde toute sa signification pour analyser les situations et les perspectives.

Les relations bilatérales entre la Tunisie et les Seychelles n’existent pratiquement pas : Pas de Commission Mixte, pas de coopération bilatérale, pas d’échange commercial, pas de visites politiques mutuelles, pas d’ambassades ni de consulats ni même d’antennes diplomatiques. Sur un autre plan, quelles opportunités de coopération ou d’échange un tel micro-état, dont la richesse est basée essentiellement sur le tourisme et, à un moindre degré, sur le service bancaire, pourrait-il réellement offrir à la Tunisie. Peu ou prou diraient d’aucuns.

Il est paradoxal de constater que la Tunisie traine les pieds pour établir ou renforcer les relations diplomatiques avec des pays autrement plus importants (En Afrique, en Asie et en Amérique Latine) alors qu’elle fait des pieds et des mains pour  le faire avec un micro-Etat, réputé paradis fiscal et destination de choix pour le tourisme sexuel. Révolution ou non, en matière diplomatique, la Tunisie continue à naviguer à vue, sans ligne directrice ni plan stratégique.

Dessous personnels de la visite

Donc, quelles sont les raisons d’une telle visite ? Selon des informations recueillies et recoupées, la visite aux Seychelles de Rakif Abdessalem, chef de la diplomatie tunisienne, n’obéit à aucune logique diplomatique ou mobile économique mais fait suite à un irrésistible désir de profiter de ce paradis de luxure et de sable fin, aux frais de la princesses. Tout compte fait, et excepté leur expertise touristique, compétence dont la Tunisie regorge par ailleurs et qu’il serait offensant et non moins dégradant de solliciter, qu’est-ce que les seychellois pourraient nous offrir qui soit de nature à justifier une telle visite ?!

En résumé, une visite montée de toutes pièces, pour des motifs strictement personnels. La Commission Mixte, prétexte articulant toute cette grotesque mise en scène, n’en a pas été moins établie, pour la mauvaise bonne cause, dans la précipitation et l’incertitude,  à la grande surprise des professionnels tunisiens et même des seychellois.

A moins qu’après que le philosophe de comptoir, Abou Yaareb Marzouki, ait assimilé le tourisme à la prostitution clandestine,  Rakif Abdessalem ait décidé de profiter de ses vacances, très loin de Tunis, et d’éviter qu’on le chope dans un quelconque hôtel sur le littoral tunisien.

Il n’est pas exclu qu’après avoir assouvi ses penchants exotiques, le Ministre des Affaires Etrangères range le dossier “Seychelles” au fin fond de l’armoire d’archives.

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Haut