Tunisie – Revoir le système de subvention pour juguler le fléau de la contrebande

La dernière tentative de contrebande de produits subventionnés a été avortée, ce mardi, dans la localité de Bouhajla, dans le gouvernorat de Kairouan. Les agents du contrôle économique et ceux de la garde nationale ont, en effet, intercepté un camion qui transportait plus de quatre tonnes et demi de pâtes et de couscous, destinés à être écoulés en Libye. Les produits de contrebande étaient soigneusement cachés sous des balles de paille.

Mais, pour un convoi intercepté, combien d’autres arrivent à passer à travers les mailles du filet ?

Toutes ces opérations sont en train de ruiner la caisse des subventions qui est en train de payer pour des contrebandiers, qui font profiter des parties étrangères de subventions, normalement destinées aux citoyens tunisiens.

Si l’on veut réellement mettre un terme à ces agissement, la formule est on ne peut plus simple.

Il faut savoir que pour les pâtes, par exemple, le kilo est vendu en Tunisie à 860 millimes, alors que le coût réel se monte à 2.150 DT. La différence étant prise en charge par la caisse de compensation, c’est-à-dire par le contribuable tunisien.

Avec cette différence de prix, on ne pourrait jamais espérer dissuader ces contrebandiers de se faire du fric sur le dos du contribuable. Aussi, la solution définitive serait de lever la subvention sur tous ces produits dont raffolent les contrebandiers et migrer vers la formule préparée par l’Etat de cibler les tranches sociales qui ont besoin de cette subvention qui leur serait versée en espèces.

Au total, le contribuable tunisien est en train de se saigner pour financer la caisse de compensation qui se trouve dévalisée par des contrebandiers indélicats, alors que la solution est là, prête à être mise en application par l’Etat. Il faut juste avoir le courage nécessaire de le faire !

 

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