Tunisie: Salah Atia : “Je connais par nom les journalistes corrompus de Dar Assabah”

Le journaliste Salah Atia a affirmé dans une vidéo posté sur les réseaux sociaux qu’il est exclu des plats formes médiatiques exceptés quelques radios car il connait plusieurs secrets et maints détails sur les journalistes corrompus qui se sont compromis avec le régime déchu.

Journalistes “libres”, mais impliqués dans des affaires avec le régime déchu

Atia a évoqué dans le même contexte que certains journalistes étaient privilégiés sous l’ancien régime et ont bénéficié de nombreux avantages.  Certains parmi eux ont  écrit des articles laudateurs sur l’ancien régime et sur le président déchu, a-t-il dit, affirmant que tout d’un coup ces journalistes tournent leurs vestes pour appeler à la liberté d’expression et s’inscrire dans le processus révolutionnaire comme si rien n’était.

Il a appelé par cette occasion à accélérer la préparation de la liste noire des journalistes corrompus qui ont reçu des pots-de-vin d’une grande valeur, dépassant les 100 millions de dinars, selon ses propres sources, juste pour embellir l’image du régime de Ben Ali et louer sa politique.

Atia a mentionné d’un autre côté qu’il y a un règlement de comptes et des tiraillements politiques entre les médias et l’Etat, ce qui explique la tension et la polémique soulevée entre les deux parties.

En outre, il a appelé à créer une commission en collaboration avec le gouvernement pour ouvrir les dossiers de corruption et publier les noms des journalistes corrompus.

Les journalistes au double- discours..

Evoquant l’affaire de Dar Assabah, le journaliste a rappelé des articles plaidant Ben Ali écrit à la date du 13 janvier, et a dénoncé en particulier l’article intitulé “Merci monsieur le président” en  disant : Le journaliste qui remercie le président d’avoir assassiné une centaine de citoyens dans les régions de Kasserine et Sidi Bouzid est un complice  de l’assassin et devrait être pénalisé au lieu de réclamer par la suite sa liberté d’expression.

De même, il a indiqué que  le journal Assabah a consacré deux pages entières pour deux articles d’investigation à propos des incidents de Sidi Bouzid et Kasserine et y traitent les  jeunes révolutionnaires de “saccageurs” et de “bandes de cagoulés”. Comment ces journalistes sont- ils devenus par la suite révolutionnaires, se demandait- il?

Atia a conclu en disant que que la liste noire doit forcément contenir les noms de ces journalistes, sinon il faudrait revoir les normes employés pour établir cette liste.

 

 

 

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Haut
Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com