Economie

Tunisie – UE : Vers la construction d’un partenariat durable de mobilité

    La mobilité entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) est régie par un partenariat stratégique renforcé, notamment via le Mémorandum d’entente de 2023 et le programme THAMM « Pour une approche globale de la gouvernance des migrations et de la mobilité de la main-d’œuvre en Afrique du Nord ».

    Ce partenariat vise à concilier la gestion des flux migratoires, la lutte contre l’immigration irrégulière et la promotion de la mobilité professionnelle légale. Il inclut des volets de formation professionnelle, la reconnaissance des qualifications et le soutien à la réinsertion des migrants.

    Un élément central des relations bilatérales

    La mobilité internationale à des fins économiques constitue un élément central des relations entre la Tunisie et l’Union européenne. Elle s’inscrit dans un contexte caractérisé par des besoins en main-d’œuvre dans certains secteurs européens et par des défis économiques et sociaux persistants en Tunisie.

    C’est ce que révèle une nouvelle analyse sur la mobilité entre la Tunisie et l’Union Européenne publiée par la Fondation SMU (South Mediterranean University) dans le cadre du projet Savoirs éco indiquant que la gestion de ces dynamiques de mobilité représente ainsi un enjeu de politique publique, susceptible de contribuer à des objectifs communs en matière de développement, de stabilité et de gouvernance migratoire.

    L’étude vise, à cet effet, à identifier des ajustements pragmatiques permettant de rendre la mobilité économique entre la Tunisie et l’Union européenne plus équitable et plus efficace, tout en servant les intérêts des deux parties.

    Le renforcement du soutien économique

    Parmi ces mesures figurent l’élargissement des catégories de mobilité légale, le renforcement du soutien économique et institutionnel en Tunisie, ainsi que la clarification des responsabilités du pays dans la gestion des flux. Ces actions visent à renforcer la coopération, à réduire les vulnérabilités tunisiennes et à rendre la gestion des flux migratoires plus durable et équilibrée pour les deux parties.

    Dans une perspective de gestion plus équilibrée des mobilités, une piste consisterait à élargir l’accès à des dispositifs de mobilité légale et temporaire à un éventail plus large de catégories professionnelles, au-delà des seuls médecins et ingénieurs, en incluant notamment les ouvriers et les travailleurs d’autres secteurs essentiels, recommande l’analyse.

    On met en avant, également, le renforcement de l’appui économique et institutionnel en Tunisie comme levier complémentaire aux politiques de mobilité. Enfin, une clarification des cadres de coopération en matière de gestion migratoire apparaît essentielle afin d’assurer leur soutenabilité dans le temps.

    Dans cette optique, la définition des responsabilités respectives des partenaires pourrait s’appuyer sur des mécanismes d’évaluation technique des capacités opérationnelles de la Tunisie en matière d’accueil et de gestion des migrants. Cette approche permettrait de veiller à ce que les dispositifs mis en œuvre demeurent réalistes, proportionnés et compatibles avec les capacités institutionnelles existantes, dans une logique de coopération équilibrée.

    Commentaires

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