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Tunisie – Un grand bravo aux forces de l’ordre et une mention spéciale à leur nouvelle direction

La Tunisie est passée par des heures sombres, et par des moments de terreur, orchestrées, comme chacun le sait, par des forces obscures internes et étrangères qui ne rêvent que de déstabiliser ce petit bout de pays qui s’acharne, malgré tout et tous, à maintenir sa tête hors de la mélasse de ce qu’ils ont convenu d’appeler « printemps arabe ».

Le scénario suivi par les fauteurs de troubles et, surtout, par ceux qui sont derrière eux, était terrifiant de malice et de traitrise. Un scénario appliqué il y a déjà cinq ans et qui a fait sombrer le pays dans ce désastre qu’il vit depuis. Il faut croire que les fomenteurs de complots étaient à court d’idées, ou, alors, qu’ils avaient décidé de ne pas changer une formule gagnante. Ils ont décidé de prendre le mêmes et de recommencer.

Et les tunisiens ont du revivre, avec désarrois, les mêmes scènes avec le même déroulement et la même chronologie que celles qu’ils ont subies il y a cinq ans. Jusqu’à hier en début de journée, quand, toujours selon le scénario préétabli, on allait commencer à compter les morts sous les balles des snipers. Et c’est là que l’institution sécuritaire a cassé les projets des traitres de l’ombre.

Car la situation était critique, et ce qu’il y avait de plus grave et plus compliqué qu’en 2011, c’est que ceux qui devaient se faire passer pour des snipers de l’Etat tunisien, disposent, cette fois-ci, d’armes chipées aux agents de l’ordre, et aux soldats tunisiens, lors de leurs multiples opérations terroristes. Du coup, il allait être plus aisé d’accuser les forces de l’ordre et les militaires d’avoir tué des manifestants, et « on » n’allait même pas avoir besoin de cacher les munitions utilisées pour tuer les civils, ni de les enterrer avec, histoire de cacher que les munitions utilisées n’existent pas chez les sécuritaires en Tunisie.

Et c’est à partir de là que les forces de l’ordre, et surtout, leur nouvelle direction, ont su casser les projets des comploteurs. D’abord, ils ont décrété, et annoncé à tout le monde, qu’ils ne devaient tirer aucun coup de feu lors des affrontements avec les casseurs. Mais aussi, ils ont tenu à filmer toutes leurs interventions, de façon à faire la preuve qu’ils n’ont pas tiré dans la foule. Et çà leur a permis, aussi, de démasquer les casseurs et les fauteurs de troubles et de montrer au monde entier qu’il ne s’agissait nullement de manifestants pacifiques ni de gens en âge de travailler et qui protestaient contre leur situation de chômeurs.

Cette méthode de gérer les troubles a été, certes, cher payée par les sécuritaires qui en ont payé le prix, par un nombre considérable de blessés et par un martyr, pour le moment. Mais elle a été payante, et a permis de couper l’herbe sous les pieds des comploteurs.

La direction de l’institution sécuritaire a, ainsi, pu, avec maestria, éviter au pays un scénario glaçant de terreur, quand on voit que d’après les localisations géographiques des troubles, on devinait que les comploteurs projetaient d’encercler la capitale, à partir de toutes les banlieues, et de prendre, le temps voulu, son assaut.

Chapeau bas, donc, messieurs. Un grand bravo, et bonne continuation !

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