Societe

Tunisie – Qui va pouvoir arrêter le gaspillage monstre de l’argent du contribuable par l’Etat ?

 

Il est désormais établit  que le tunisien n’arrive plus,  depuis longtemps, non seulement à joindre les deux bouts mais qu’il ne sait plus où donner de la tête face à la flambée folle des prix  et au manque de moyens à la disposition de l’Etat pour subvenir à ses besoins essentiels. Alors que va-t-il advenir si l’Etat, lui-même continue à jeter par les fenêtres l’argent devenu tellement rare, rien que pour satisfaire l’appétit gargantuesque des promoteurs véreux soutenus, apparemment, par certains agents du même ?

Quand le citoyen regarde les énormes chantiers qui engloutissent des milliers de milliards de millimes et qui ne pourraient jamais donner une valeur ajoutée équivalente aux frais mobilisés, il est affligé. Sachant que de  nos jours, chaque dépense  doit être mûrement réfléchie avant d’être placée quelque part. Des chantiers à perte de vue, des ponts, des échangeurs, des tunnels à n’en plus finir. Des promoteurs de travaux publics (et pas seulement) qui se remplissent les poches, au point de se permettre d’acheter pour chaque chantier « arraché » une armada de nouveaux engins flambant neufs, au grand bonheur d’une autre classe de fortunés : les concessionnaires ou les constructeurs de ces engins.

Cette fièvre des chantiers gagne de plus en plus de terrain et dépasse l’infrastructure routière, pour atteindre n’importe quelle parcelle de terre où on érige tout et n’importe quoi. Dernier exemple en date, la décision d’on ne sait qui de créer une nouvelle zone industrielle dans la délégation de Grombalia, plus précisément dans la localité de Sidi Bouzekri, alors même que l’ancienne zone industrielle est, surtout depuis l’avènement de la « Révolution bénie », complètement déserte, et ses nombreuses usines abandonnées par les industriels qui ont fait faillite. Alors oui ! Pourquoi installer une nouvelle zone industrielle quand on n’arrive pas à occuper et à faire tourner l’ancienne ?

Un autre secteur qui connait, surtout depuis notre valeureux printemps arabe, un énorme gaspillage d’argent est celui de l’importation de toutes sortes de marchandises que nous payons en  devises devenues si chères et si rares. On a bien accusé l’ancien ministre du commerce de favoriser l’économie turque aux dépends de celle de la Tunisie et d’inonder le marché de produits superflus. Mais il parait que son successeur, ou son équipe, ne compte pas lâcher ce marché juteux, qui ne fait pas que le bonheur des importateurs.

Ainsi,  en cette période où il suffit de s’éloigner quelques kilomètres du centre de la capitale pour trouver la viande bovine à 10 ou 12 dinars le kilo, ne voilà-t-il pas que notre ministère du commerce décide d’importer de la viande de bœuf surgelée, pour dit-il, équilibrer le marché et lutter contre les prix élevés. De quels prix élevés parle-il ? Les agents du ministère ont-ils, au moins, pris la peine de faire la tournée des marchés avant de parler de prix de la viande ? Pourquoi attaquer le secteur de l’élevage déjà en grande difficulté ? Est-ce juste pour assouvir l’appétit de quelques importateurs et de leurs complices infiltrés dans les administrations, prompts du cachet, pour valider tel ou tel marché, qui coûte un tas de devises, et ne servira à rien? Pourquoi ont-ils décidé d’importer à coups de monnaie étrangère de la viande qui ne sera pas écoulée et qui finira, soit périmée et jetée, soit imposée aux casernes et aux internats des lycées et aux restaurants universitaires ?

Quand va-t-on sérieusement arrêter de saigner à blanc le tunisien ? Certainement très bientôt ! Ne se disent-ils pas qu’il n’en peut plus, le tunisien, et qu’il va bientôt être poussé à le leur signifier !

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Haut
Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com