Abir Moussi présente ses projets et sa vision de la situation

La candidate aux élections présidentielles et présidente du Parti Destourien Libre, Abir Moussi était en Live, ce vendredi sur Tunisienumerique, pour parler de sa vision de la situation actuelle du pays, de son programme électoral, de ses projets et de ses priorités.

Les priorités à traiter

Pour Abir Moussi, le pays a des urgences qui ne sauraient attendre et qu’il allait falloir traiter rapidement. A la tête de ces priorités Abir Moussi préconise de :

  • Affaiblir le terrorisme qui demeure une menace constante pour le pays et avec lequel il faut en finir et l’éradiquer des montagnes où il a trouvé refuge.
  • Arrêter l’endettement, surtout que le pays est en train de contracter des crédits, pour ses dépenses courantes et non point pour des investissements.
  • Assainir le climat social qui est sous tension. Le tunisien ne se sent pas socialement en sécurité, ni en ce qui concerne l’enseignement de ses enfants qui est menacé, ni en ce qui concerne sa santé qui est au plus mal.
  • Mettre un terme à la politique floue, sans aucune vision ni programme net, à part la politique basée sur les tiraillements entre les belligérants et les campagnes de dénigrement.

Les solutions :

Pour faire changer cet état de fait, Abir Moussi propose des solutions qu’elle dit faciles à mettre en place et à appliquer :

Il faut commencer, annonce-t-elle par avoir la volonté politique d’amener les changements, car sans volonté on ne pourra jamais changer grand-chose. Il faudra changer le système politique pour arrêter les frais et mettre un terme à l’effritement du pouvoir.

Les solutions pour réparer l’économie :

Moussi préconise, premièrement d’appliquer strictement la loi. Car, explique-t-elle, la moitié des problèmes sont dus au non respect de la loi et pourront être résolus par son application, avec fermeté, sans sévir. Elle a pris l’exemple du secteur des phosphates qui est à l’arrêt depuis des années et qui pourrait, en redémarrant, résoudre une bonne part des problèmes du pays. Pour ce faire, dit-elle, il faudrait arrêter de laisser les choses pourrir comme cela se passe maintenant où les responsables gèrent ce sujet, non pas en prenant compte les intérêts du pays mais, uniquement, leurs propres intérêts.

Il faudrait, par ailleurs, promouvoir les petites et moyennes entreprises, génératrices de richesses et d’emplois.

Le marché parallèle doit, non pas être combattu, mais régulé avec des espaces dédiés et des zones franches, ce qui permettrait d’aider à faire rentrer des devises et des richesses au pays.

Il faudra, ABSOLUMENT régulariser la situation des retraités, ceux  qui ont usé leur vie à travailler dans ce pays et qui se retrouvent, en ce moment, en marge de la société.

Mais, avant tout cela, insiste-t-elle, il faut envisager la solution sécuritaire, pour stabiliser le pays, redonner confiance aux investisseurs et renflouer le tourisme. Et ce, en rouvrant sérieusement les dossiers non ouverts, comme les assassinats politiques, l’appareil secret d’Ennahdha et les filières d’envoi des djihadistes à l’étranger.

Programme social :

Abir Moussi prône l’établissement d’un vrai dialogue continu avec les partenaires sociaux ; un dialogue permanent, pour discuter de tous les sujets, sans attendre qu’il y ait des crises.

Le programme diplomatique :

Abir Moussi insiste pour commencer par les priorités sus-citées, avant de passer à l’offensive diplomatique, qui devra être à caractère économique. C’est dans ce sens que son parti prône la mise en place d’un institut supérieur de la diplomatie économique, relevant de la présidence de la République.

Elle a rappelé que du temps de Bourguiba, la diplomatie était excellente, avec le respect du principe de la non ingérence et le respect des chartes internationales. Cette diplomatie a été détruite après 2011, avec le début de la participation du pays aux axes et coalitions… La Tunisie est devenue, a-t-elle déploré, le vivier du terrorisme international.

La diplomatie économique est, en ce moment totalement absente et la Tunisie a perdu tous ses postes dans les organisations internationales. Elle est devenue abonnée aux listes noires et grises. En matière de diplomatie, même les tunisiens résidant à l’étranger ont été marginalisés.

Pour réparer tout çà, a-t-elle préconisé, il faut se repositionner sur tous les plans, dans la région du Maghreb, la prospection de l’Afrique qui constitue un marché prometteur, pourvu qu’on facilite les circuits et les mécanismes. Sans oublier l’Europe. Ce qui l’a amenée à parler de l’ALECA qui devra être rediscutée par des experts, sur le principe gagnant-gagnant.

Il faudra, aussi creuser les possibilités avec les nouveaux marchés et les nouveaux pôles mondiaux comme les pays du BRICS à explorer et exploiter.

Sans oublier, a-t-elle rappelé que la priorité reste le rétablissement des relations diplomatiques fraternelles avec la Syrie. Ce qui permettrait, d’ailleurs, l’amélioration de la lutte contre le terrorisme.

Quelles seraient les 5 premières décisions que prendrait Abir Moussi si elle était élue ?

  • Nettoyer les montagnes du terrorisme;
  • Ouvrir les dossiers ayant trait à la sécurité nationale;
  • Rétablir les relations avec la Syrie pour mieux lutter contre le terrorisme;
  • changer le système politique;
  • Changer la Constitution, et pour cela, elle a annoncé que son parti dispose d’une nouvelle version qui sera proposée aux citoyens.

Quel rôle pour le futur président ?

Le prochain président doit, selon Abir Moussi, être dynamique, sur le plan diplomatique et économique. Il doit bénéficier de contacts et soutiens internationaux.

Il doit, aussi, prendre ses distances des lobbys et des lobbyistes.

Concernant les rares prérogatives laissées au président de la République, Moussi a assuré que le problème n’est pas dans la notoriété perdue du poste de président, mais dans le dispersement du pouvoir. Ce qui a obligé certains à faire des coalitions contre nature et à la division du pouvoir sur une base partisane, conduisant à la nomination de ministres incompétents : il fait mettre les bonnes personnes dans les bons postes, a-t-elle martelé !

Comment compte-t-elle convaincre les électeurs ?

Abir Moussi a répondu qu’elle est connue comme quelqu’un qui ne ment pas et qui appelle les choses par leur nom. Donc son programme n’est pas mensonger; les gens savent bien qu’elle sait nager contre le courant.

Son programme colle exactement aux attentes du peuple :

Arrêt de l’influence des “khwenjiya” dans la politique du pays;

Promotion de la sécurité;

Ouverture des dossiers occultés et rétablissement de la sécurité dans le respect de la justice;

Remise sur pieds de la classe moyenne:

Rétablissement de paix sociale et de la vraie égalité homme femme;

Rétablissement des droits aux retraités.

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