Politique

Tunisie [Vidéo]: Hamma Hammami s’insurge contre la censure politique pratiquée par certaines IRIE

Le porte-parole du Front populaire, Hamma Hammami, a vigoureusement dénoncé ce qui apparaît comme une censure du manifeste électoral du parti par certaines branches des Instances régionales de l’instance électorale (IRIE) qui affirment que le contenu pose problème et que le texte soit changé.

Au cours d’une conférence de presse, lundi, à Tunis, Hamma Hammami a indiqué que ce qu’on reproche au contenu du manifeste est qu’il mentionne le climat politique délétère qui règne depuis 2011, date de la révolution, où la corruption s’est aggravée et la mauvaise gestion généralisée, ce qui met en cause la responsabilité des différentes alliances qui se sont alternées au pouvoir pendant sept ans.

Selon lui, les IRIE ont indiqué que ces critiques ne devraient pas être évoquées, précisant que certaines sont allées jusqu’à dire que ces propos portaient préjudice à la réputation de la Tunisie à l’étranger.

Le porte-parole du Front populaire a indiqué qu’on leur a demandé de ne pas citer les alliances au pouvoir mais de parler de manière générale, de faire en quelque sorte de la “dissertation”.

Il a accusé certaines Instances régionales de faire le travail du ministère de l’Intérieur du temps de Ben Ali, assurant que le Front populaire a décidé de ne pas abdiquer devant les conditions politiques imposées et de ne pas permettre, après tous les sacrifices consentis par les Tunisiens, que certains détournent les campagnes électorales en leur faveur.

Hamamma Hammami a estimé que le comportement étroit et partisan de certaines IRIE reflète celui des partis politiques, dont l’objectif est de gêner la campagne du Front populaire, en tant que principale force d’opposition, pour laisser les coudées franches à une autre force politique.

Il a indiqué que les IRIE qui ont validé le manifeste électoral tel quel, sont celles de l’Ariana, de Ben Arous et d’autres régions qui n’y ont vu rien de contraire à la loi, tandis que celles de Tunis, de Kasserine, de Gafsa et de Sousse, ont refusé le contenu du manifeste.

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