Politique

Tunisie – VIDEO : L’accord douteux qui se trame avec l’Allemagne pour faire de la Tunisie le dépotoir des migrants indésirables en Europe

Des révélations qui font froid au dos, qui nous ont été confiées par Mme Rym Mourali, secrétaire général du mouvement de l’indépendance, en rapport avec les pressions européennes et surtout allemandes sur la Tunisie, pour qu’elle dresse sur son territoire des méga-camps pour accueillir les migrants de tous bords refoulés d’Europe. Des révélations que nous retranscrivons presque sans retouches.

Notre interlocutrice commence par essayer de dresser le bilan des six années de la « Révolution » : De quoi va-t-on parler ? de la déliquescence de l’Etat, de l’effondrement des finances, de la perte de la grande partie de notre souveraineté, des tensions sociales, de l’atteinte de l’identité nationale tunisienne.. ? Certes, on nous dira que nous avons conquis notre liberté d’expression ! Mais le bilan en face est trop lourd, pour qu’on puisse le compenser par une liberté d’expression. Or cette liberté d’expression s’avère être une arme à double tranchant. En effet, au titre de la liberté d’expression, on laisse les gens manifester, revendiquer, protester… Mais en face, il n’y a aucune action de la part de l’Etat. Ce qui a fini par anéantir toute crédibilité de l’Etat aux yeux du citoyen.

Cette crédibilité a été, notamment, mise à rude épreuve à l’occasion du débat suscité par le retour des terroristes tunisiens de l’étranger. Alors que le président de la République annonçait qu’on allait les recevoir, conformément à la constitution, et qu’on allait faire appliquer la loi, on est surpris par le chef du gouvernement qui annonce, quant à lui, qu’il refusera d’accueillir ces terroristes. De façon à ce que la crédibilité de l’Etat a été ébranlée de façon irrémédiable.

Pour revenir au « problème » du retour de es terroristes, la problématique est très simple à expliquer : En 2012, 2013 et 2014, « on » avait ouvert les portes pour l’envoi des jihadistes vers les zones de conflit. Et ce suite au congrès des « amis de la Syrie » organisé par la Tunisie, parrainé par la Troïka, avec la bénédiction d’Hillary Clinton. La Tunisie, s’est alors, engagée de façon très curieuse dans ce processus d’envoi des « combattants » vers la Syrie. Maintenant, c’est simple ! Le temps est venu pour eux, pour nous, de payer la facture. Car, depuis 2014, les données ont changé, et la situation géopolitique a complètement viré de bord. La Tunisie aura eu le tort de ne pas s’en être rendu compte à temps. Chose qui était, pourtant, devenue évidente depuis la nomination de John Kerry à la tête de la diplomatie américaine à la place, justement, d’Hillary Clinton. Et la Tunisie persista sur sa lignée, en totale déconnexion du monde qui l’entourait. Et en 2015, on a compris que la Syrie a résisté, et qu’elle n’a pas chuté. Au jour d’aujourd’hui on se retrouve avec un grand nombre de jeunes tunisiens qui sont en Syrie, et qu’il va falloir, au lieu de leur demander des comptes, en demander aux responsables qui ont encouragé et laissé évoluer cette vague de départ. Or dans les coulisses de l’Etat rien n’a été fait dans ce sens, certains diraient qu’il s’agit d’une des facettes du consensus et de la coalition, tant vantés à la tête de l’Etat, avec, à la clef, de tels compromis !

Maintenant, nous nous trouvons dans une situation, où nous sommes obligés, de par la constitution, d’accueillir ces milliers de terroristes. Sachant qu’il n’y a aucune possibilité de modifier la constitution tant que ses institutions n’ont pas été, complètement, mises en place. Donc, et du moment que nous sommes obligés de les accueillir, il reste à savoir quel sera notre comportement vis-à-vis d’eux. Comment allons-nous pouvoir les encadrer ? Et où allons-nous les « caser » ?

D’un autre côté, Il faudra prendre en considération les pressions et les exigences de l’Union Européenne, entrainée par l’Allemagne, qui exige de nous qu’on « récupère » nos concitoyens. Or, tout le monde sait que ces extraditions se font, déjà, de façon quotidienne. Onc, la question à se poser, maintenant, c’est pourquoi tout ce remue ménage en rapport avec les nouvelles exigences de l’Allemagne, qui ne sont, de ce fait, aucunement motivées, puisque la Tunisie s’acquittait de ses « devoirs » d’accueil de ses « enfants », sans aucun problème ? Alors pourquoi ces exigences, et cette manière « frontale » de les lancer ? Que se cache-t-il derrière tout çà ?

Il serait bon de rappeler à ce sujet, que l’Allemagne avait, contre l’avis de ses voisins, ouvert grandes ses frontières pour accueillir les réfugiés de Syrie, tout venant, sans aucune précaution de tri. Donc, il semblerait, bien, que l’Allemagne se soit ressaisie, et qu’elle ait procédé à ce tri. Et que l’excédent de réfugiés qui sont indésirables chez elle, elle exige de la Tunisie de le récupérer, faute de quoi, l’Union européenne menace de revoir ses programmes de soutien à notre gouvernement. Or, la question charnière ici, c’est qu’il fat savoir que l’Allemagne n’avait pas accueilli « que » les victimes de la guerre. Elle a accueilli tout le monde, y compris des individus qui se « baladaient », en noir, en Europe et qui ont profité des largesses du régime d’Angela Merckel, voire, aussi,  des terroristes qui en avaient assez de la guerre et qui avaient choisi de déserter et de « se repentir » à leur façon, pas à celle du Cheikh Ghannouchi, avec passage obligatoire chez le psy. Maintenant, on dirait que l’Allemagne exige de nous de récupérer tout ce surplus de migrants dont elle ne veut pas, et de nous arranger avec eux, comme on le voit.

Nous nous retrouvons de ce fait, dans une situation semblable à l’accord conclu entre l’Allemagne et la Turquie, en rapport avec la gestion, en Turquie des migrants. Avec, en plus, une arrogance et une force de langage et d’imposition de la part des allemands, qui contraste avec les déclarations de la présidence de la République tunisienne, et en l’absence totale de réaction de la part de notre gouvernement, et surtout, de certains partis politiques au pouvoir.

Il serait à déplorer, par rapport avec ces « accords » forcés avec la partie allemande, le manque de transparence et le flou qui englobe les conditions de cette « transaction ». Et c’est ce manque de transparence qui laisse libre cours aux suppositions et aux « interprétations » de tous genres.

Ainsi, on entend parler de la prochaine création en Tunisie d’un camp de migrants illégaux géant ???

 C’est, du moins, ce que laissent entendre les dernières tractations de certains diplomates européens qui veulent que la Tunisie s’engage dans un accord semblable à celui entre la Turquie et l’U.E. En prétextant que depuis cet accord, on n’a déploré aucun mort en mer Egée, et plus de 5000 morts en méditerranée; c’est le constat sur lequel se base Bruxelles mais surtout Berlin, pour promouvoir un accord sur la déportation des migrants présents en Europe.

Trois camps à l’ouest et au sud de la Tunisie seraient prévus, l’un pour les migrants sans identité, mais qui ne sont pas Syriens ou Afghans, en majorité des maghrébins, le second à la frontière avec la Libye pour les migrants repêchés en mer par les bateaux de Frontex et le troisième plus problématique concerne les syriens et les irakiens dont les demandes d’asiles furent rejetées par les autorités européennes, le profil donné par les autorités désignerait des hommes jeunes célibataires sans famille et sans compétence particulière. L’accord prévoirait des obligations pour la Tunisie comme l’intégration des mineurs dans le système scolaire national, permettre un accès au système de santé national et fournir une assistance médicale gratuite dans les camps, accepter les reconduites à la frontière qui seront automatiques ainsi que les débarquements des migrants des navires européens, fournir des conditions de logements et de résidence en conformité avec le droit international et la convention des droits de l’homme et bien sur assurer la sécurité dans les camps. Ce que devrait recevoir la Tunisie en contrepartie de cet accord consisterait en la poursuite de l’aide financière européenne, une intervention de l’Europe pour alléger les demandes du FMI en terme de reforme, l’effacement d’un certain montant de la dette nationale, l’octroi d’une enveloppe de 2000 euro par migrant et un soutien financier et militaire pour gérer les camps. L’accord ne devrait pas prévoir de limite au nombre de camps ni au nombre de migrants.

Pour le moment, ce qui gène, surtout, c’est que la discrétion semble être de mise puisque l’intense lobbying se fait en toute discrétion, même si en apparence il semble que les autorités tunisiennes soient récalcitrantes au projet. Les arguments de l’U.E sont assez simples, les ressortissants tunisiens sont excessivement présents dans les rangs des organisations terroristes, la Tunisie devrait donc se montrer plus conciliante pour éviter des mesures de rétorsions contre ses intérêts, le tourisme et bien sur sauvegarder la coopération financière européenne.

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