Politique

Tunisie – Vidéo : Les LPR et les Wahhabites, avec Marzouki, ils vaincront… ou ils vaincront !

Le président provisoire et sortant Moncef Marzouki, ne recule devant rien pour mener à bien sa campagne électorale. Il a n’a pas hésité à insulter ses concurrents, à les traiter de menteurs, de voleurs, et même de Taghout. Il s’est même payé le luxe de rebondir sur un certain documentaire qui était tombé à pic, et tout à fait par hasard, sur une chaine TV française, pour reprendre son bâton de pèlerin de justicier contre la corruption et le vol des biens publics, et pour menacer ceux qui ne voteraient pas pour lui, d’un retour certain des « voleurs ».

Puis il a fait appel à ses supporters et fans, qu’il s’était donné, tout de même ; assez de mal, pour amadouer.

Et dire que certains ne comprenaient pas comment un président de la république ouvrait son palais aux repris de justices qu’étaient les leaders des LPR, ou aux cheikhs wahhabites qui prônaient sans aucune gêne, le takfirisme et le jihad, ou alors aux étudiantes niquabées et étudiants barbus à la mode salafiste.

Eh bien, la réponse parait évidente, aujourd’hui, puisque le moment voulu, Marzouki n’a trouvé aucune peine à ameuter ses hôtes d’un jour et à les rallier à sa cause.

Tout le monde a pu constater, le jour du démarrage officiel de la campagne de Marzouki, les nobles guerriers des LPR qui avaient pris parti pour lui, et l’ont annoncé si fort et de façon si véhémente, à coup de porte voix et de sonorisation embarquée sur les véhicules décorés aux couleurs de la campagne.

Tout le monde a été enchanté de voir le nombre de niquabées qui ont tenu à battre le pavé à coté des hommes des LPR, pour manifester, avec le slogan de Marzouki à la main.

Tout le monde aussi, ou du moins les tunisiens férus des réseaux sociaux, ont pu constater la campagne menée tambours battants par les amis de Deghij, pour soutenir la candidature de Marzouki à travers leurs pages Facebook, à coup de slogans, de promesses, mais aussi, et surtout, de menaces de bains de sang.

Il ne manque plus à l’appel que les quelques milliers de criminels qu’il se targue d’avoir gracié et sorti de leurs cellules. Espérons, tout de même, qu’ils ne soient pas réservés pour jouer leur rôle ultérieurement.

Finalement, ce fut le tour des cheikhs wahhabites d’êtres mis à contribution dans cette campagne, qui prend décidément des allures de rencontre au sommet des délinquants de tous bords. Et c’est à l’occasion du passage de la caravane de la campagne de Marzouki par la ville de Msaken, fief incontesté du Cheikh Bechir Ben Hassen, que celui-ci vint à la rescousse de son « ami » le président qui lui avait si bien ouvert les grilles de Carthage.

Le problème, c’est que, aussi bien avant l’intervention (pas si salvatrice que çà) du Cheikh, qu’après celle-ci, les citoyens qui arpentaient le souk de la ville n’ont prêté aucune attention au discours de Marzouki, bien au contraire, il y en a qui étaient embêtés par ce dispositif et qui n’ont pas hésité à crier leur refus de ce type « d’étalage » dans leur souk.

Une chose importante, quand même à relever dans cette campagne, c’est son slogan (apparemment emprunté à quelques amis africains) et qui dit : Nous vaincrons… ou, nous vaincrons ! Car un slogan pareil entre les mains d’un membre des LPR, ou d’un niquabée ou d’un barbu wahhabite ne sonne plus tellement comme une promesse, mais acquière plutôt une autre intonation assimilable à une menace…

 

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