Politique

Tunisie [Vidéo + Photos]: Nidaa Tounes et Ennahdha ont commis le plus grand nombre d’infractions au scrutin, selon ATIDE

Restituant son rapport sur l’observation du silence électoral et des élections municipales, l’Association Tunisienne pour l’Intégrité et la Démocratie des Elections (ATIDE) a tenu une conférence de presse jeudi, 10 mai 2018 pour faire part de certaines remarques relatives au déroulement du scrutin.

La présidente de ATIDE, Leila Chraïbi, a indiqué à Tunisienumérique que la principale remarque concerne le déclin de l’action de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) par rapport aux élections en 2011 et 2014, attribuant cela à plusieurs facteurs comme le manque de formation et les lacunes en logistique de l’ISIE.

Elle a affirmé que les membres de l’Instance n’ont pas été suffisamment fermes pour contrer les nombreuses infractions, telle que la poursuite de la campagne électorale dans les bureaux de vote le jour du scrutin.

Dans le même contexte, Chraïbi a affirmé que la plupart des partis ont commis de nombreuses violations, mais que le plus grand nombre a été l’œuvre du mouvement Ennahdha et Nidaa Tounes, citant à titre d’exemple le fait que certaines bannières électorales n’ont pas été enlevées le jour du silence électoral, ainsi que la présence de têtes de listes près de bureaux de vote, tentant d’influencer les électeurs.

Elle a également exprimé sa condamnation de l’absence de sanctions à l’égard des partis après la présentation des résultats mercredi, bien qu’ils aient soumis toutes les observations contrôlées par l’ISIE, la considérant comme un encouragement à l’impunité.

Pour sa part, le vice-président de l’Association ATIDE, Bassam Maati a affirmé que l’ISIE n’a pas assumé ses responsabilités juridiques, de contrôle et de dissuasion.

Il a souligné qu’il existe une grande disparité entre les principaux partis et les autres candidats de la campagne, assurant que la Cours des comptes est responsable de l’évaluation du degré de respect des candidats et des partis pour les dépenses électorales.

Il a ajouté que les violations à cet égard impliquent un certain nombre de sanctions, expliquant qu’en cas de dépassement entre 25 et 50 % de la valeur du financement permis, les sanctions seront financières, mais dans le cas où ce chiffre atteint 75 %, la peine pour infraction va jusqu’à la disqualification de la liste incriminée.

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