Un combat, un duel, entre le président américain et l’Union européenne (UE). Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a donné le ton hier mardi 20 janvier avec un discours martial. À l’en croire les Européens ne reculeront pas face au projet de Washington de s’emparer du Groenland. Donald Trump est attendu cet après midi à la tribune du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. À en croire la tonalité guerrière de sa conférence de presse fleuve hier la bataille contre les Européens sera épique. Le Vieux continent vient de recevoir un soutien de poids : le très charismatique gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom.
Il est l’un des plus farouches adversaires du républicain, sur tous les fronts ; et jusqu’ici il a survécu à tous les assauts du bulldozer Trump. Comme quoi il est possible de le combattre et même d’engranger des victoires. Alors quand Monsieur Newsom parle forcément on l’écoute. Il était hier mardi 20 janvier à Davos, il a demandé aux Européens de « s’affirmer » sur le Groenland face au président américain, de le « frapper à la figure » pour le faire flancher.
Il a déclaré qu’en réalité l’homme le plus puissant de la planète est « faible » et que l’UE devait « réagir avec une grande vigueur » face à l’adversité. « Il est passé maître dans l’art d’exploiter les faiblesses, mais il recule lorsqu’on le frappe au visage« , a-t-il dit. « On ne peut pas ménager la chèvre et le chou. Assez de politesses (…) Arrêtez de chercher à l’apaiser. Combattez le feu par le feu« , a tonné le gouverneur de la Californie.
Effectivement la Chine l’a fait sur le front commercial, sans retenir ses coups, in fine c’est la Maison Blanche qui a cédé et a agité le drapeau blanc. Depuis elle fait profil bas et tente d’arracher à Pékin ce qu’elle peut – les terres rares surtout -, en veillant soigneusement à éviter les frictions sur tous les terrains où les Chinois campent. Donc oui, il est tout à fait possible de terrasser les Etats-Unis d’Amérique…
Il faut juste accepter de livrer combat et d’y laisser quelques plumes, des souffrances et sacrifices que les Européens refusent de consentir depuis 80 ans, quand les Yankees sont venus les sortir des griffes de l’Allemagne (pour la seconde fois). Il faut se résoudre à se couper un bras – le très juteux marché américain – pour s’en greffer un autre. Là aussi Pékin l’a fait, avec des résultats sans précédent. En tout cas le président Macron a clamé que cette fois il ne fuira pas sur le champ de bataille, nous le jugerons sur pièce.
Gavin Newsom a qualifié de « folie » le projet de Trump de mettre la main sur le Groenland, mais selon lui il n’essayerait pas de s’emparer « militairement » de l’île danoise autonome. « Toute cette histoire de Groenland est absurde et il est temps que chacun prenne conscience de la situation, se montre ferme et déterminé, s’affirme et parle d’une seule voix. Frappez-le à la figure« , a martelé le démocrate cité parmi les candidats à la présidentielle de 2028, et il a ses chances dans ce chaos que laisseront les républicains.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le symbole de la capitulation face à Washington, a déclaré au Forum de Davos que l’UE concocte en ce moment même une réponse « ferme, unie et proportionnée » face à la menace de surtaxe contre 8 pays européens, dont 6 membres de l’UE. Donc les Européens seraient prêts à faire ce qu’ils n’ont jamais osé : Se battre avec toutes leurs armes pour que les USA ne dévorent pas le Groenland. Là aussi nous jugerons sur pièce.
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