International

Un nouveau pays s’apprête à rejoindre les accords d’Abraham

    Le processus de normalisation initié sous la présidence de Donald Trump pourrait connaître un nouveau chapitre. Le médiateur spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a annoncé mercredi qu’un nouveau pays rejoindra officiellement les accords d’Abraham, ces traités de normalisation signés entre Israël et plusieurs nations arabes en 2020.

    Lors du Forum économique américano-mondial à Miami, Witkoff a déclaré :

    « Je rentre ce soir à Washington parce que nous allons annoncer l’adhésion d’un nouveau pays aux accords d’Abraham. »

    Le diplomate, proche du président américain, n’a pas révélé le nom du pays concerné, se contentant d’indiquer que l’annonce officielle serait faite depuis la Maison-Blanche dans les prochaines heures.

    Le Kazakhstan pressenti comme nouveau signataire

    Le site américain Axios affirme que le Kazakhstan, pays d’Asie centrale à majorité musulmane, serait le nouvel État à intégrer les accords. Le pays entretient depuis les années 1990 des relations diplomatiques et économiques continues avec Israël, mais n’avait encore jamais formalisé un rapprochement politique de cette ampleur.

    Selon les sources citées par Axios, l’adhésion du Kazakhstan viserait à relancer la dynamique des accords d’Abraham, au moment où Washington tente d’impliquer de nouveaux partenaires régionaux pour renforcer l’alliance israélo-arabe autour de la coopération économique et sécuritaire.

    Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev figure parmi les cinq dirigeants d’Asie centrale attendus à Washington ce jeudi pour une rencontre avec Donald Trump. Cette réunion devrait officialiser cette nouvelle adhésion, dans le cadre d’une stratégie plus large de rapprochement entre les États-Unis et les pays de la région.

    Un accord emblématique du mandat Trump

    Les accords d’Abraham constituent un tournant diplomatique majeur dans les relations entre Israël et le monde arabe. Ils ont été signés le 15 septembre 2020 à la Maison-Blanche par Israël, les Émirats arabes unis et le Bahreïn, avant d’être rejoints par le Maroc et le Soudan.
    Ces accords, négociés sous l’égide des États-Unis, ont mis fin à des décennies de gel diplomatique et ouvert la voie à une coopération économique, technologique et militaire entre Israël et plusieurs capitales arabes.

    Le nom “Abraham” a été choisi en référence au patriarche commun aux trois grandes religions monothéistes — judaïsme, christianisme et islam —, symbole d’une “parenté spirituelle” censée servir de pont entre les peuples.

    Une relance stratégique avant 2026

    Depuis plusieurs mois, l’administration Trump, de retour à la Maison-Blanche, multiplie les efforts pour élargir les accords à de nouveaux États musulmans, notamment en Afrique et en Asie.

    Le président américain a affirmé en octobre qu’il s’attendait à “un nouvel élan diplomatique” et à “de nouvelles signatures d’ici la fin 2025”, considérant que ces accords “constituent la meilleure voie vers un paix durable au Moyen-Orient”.

    Si l’adhésion du Kazakhstan est confirmée, elle marquera une extension géographique sans précédent du dispositif, reliant Israël non seulement au monde arabe, mais aussi à l’espace post-soviétique d’Asie centrale. Ce serait également le premier pays musulman non arabe à rejoindre officiellement l’initiative.

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