La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a estimé que les problématiques liées au célibat prolongé ou à la hausse du coût du mariage ne relèvent pas du champ d’intervention du projet de loi de finances. Elle a affirmé que ces questions sociales « ne peuvent être traitées en obligeant les banques à accorder ce type de crédits ».
Rejet parlementaire d’un amendement proposant un prêt de mariage
Lors d’une séance plénière tenue au Parlement, les députés ont rejeté un amendement additionnel au projet de loi de finances 2026 visant à créer une ligne de financement destinée à octroyer des prêts pour aider à financer le mariage.
Ce dispositif proposait l’octroi de crédits d’un montant maximal de 30 000 dinars par bénéficiaire.
Une ligne de financement sous la supervision du ministère des Affaires sociales
L’amendement prévoyait l’ouverture d’une ligne de financement gérée par le ministère des Affaires sociales, chargée d’accorder des prêts de mariage aux jeunes remplissant les conditions d’éligibilité.
Le programme ciblait les jeunes des deux sexes, âgés de 18 à 35 ans, résidant en Tunisie et disposant d’un revenu ou capables de prouver leur capacité de remboursement.
Conditions du prêt : 30 000 dinars, 7 ans de remboursement et sans intérêts
Le texte précisait que le montant du prêt serait fixé à 30 000 dinars au maximum, avec une durée de remboursement pouvant atteindre 7 ans, assortie d’une période de grâce de 6 mois.
Aucun taux d’intérêt n’était appliqué, les coûts de gestion étant intégrés dans la ligne de financement. Par ailleurs, ce prêt ne devait être accordé qu’une seule fois par bénéficiaire.
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