Les secrétaires généraux des syndicats de base de la Société des transports de Tunis (Transtu) ont décidé, lors d’une réunion d’urgence tenue dimanche sous la supervision du bureau exécutif de la Fédération générale du transport relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), d’organiser un rassemblement ouvrier général. La date et les modalités seront fixées ultérieurement.
Cette initiative vise, selon eux, à exprimer l’unité du front ouvrier et à dénoncer « sans équivoque » une politique d’exclusion à l’encontre du partenaire social, ainsi que des atteintes au droit syndical, tout en réaffirmant leur attachement à la pérennité de l’entreprise et aux droits des travailleurs.
Dans un communiqué publié sur sa page « Meta/Facebook », la Fédération générale du transport a tenu la direction générale de l’entreprise et l’autorité de tutelle pour pleinement responsables de toute dégradation de la situation, en raison d’une politique de reniement des accords conclus. Elle a toutefois réaffirmé son attachement à un dialogue « sérieux et responsable ».
Face à la poursuite de ce qu’ils qualifient de « fuite en avant » et de non-respect des engagements de la part de la société, les participants à la réunion ont également décidé de boycotter, avec effet immédiat, les travaux des commissions chargées de l’attribution des notes de fin d’année. Ce boycott se poursuivra jusqu’à l’application des dispositions de l’article 15, déjà convenues avec la Fédération générale du transport, et qui devaient entrer en vigueur à partir d’octobre 2025, en raison de leurs répercussions financières directes sur les acquis des agents, et notamment sur la prime de rendement de fin d’année.
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