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USA: Comment Trump est-il en mesure d’abolir 70% de « l’héritage d’Obama » dès les premiers jours de son mandat ?

donaldobama

Le 25 décembre 2016, l’ex-président de la Chambre des représentants, Newt Gingrinch a déclaré à Fox News que «durant les premiers jours de son mandat, Donald Trump va abroger 60 à 70% de l’héritage de Barack Obama en apposant son veto à ses différents décrets».

En effet, après avoir perdu la majorité au Congrès à peine deux ans après son élection, le démocrate Barack Obama a usé d’ordres exécutifs pour faire passer 260 décrets de toute sorte dans les domaines du travail, de la santé, de l’environnement et de l’immigration.

Toutefois, ce procédé donnera un avantage considérable à son successeur  républicain Donald Trump qui sera en droit de contester ces ordres par veto. Selon Gingrinch, Donald Trump n’attend que le 20 janvier 2017 pour pouvoir procéder à l’abrogation des décrets d’Obama, comme il l’a promis lors de sa campagne électorale : «J’éliminerai tout ordre exécutif anticonstitutionnel et rétablirai l’état de droit sur nos terres».

Le républicain Newt Gingrinch a aussi souligné que Trump est déterminé à effacer l’héritage politique de son prédécesseur et qu’Obama s’en est bien rendu compte : «Je pense que le président Obama commence à comprendre que son héritage est comme une de ces poupées qui, au fur à mesure que l’air sort, se rétrécit et se rétrécit et se rétrécit». 

Ne pas avoir la majorité au sein du Congrès a beaucoup joué en défaveur d’Obama l’obligeant de compléter ou imposer des lois sans passer par le vote. Cependant, cette méthode a ses revers puisque elle fragilise la loi en question qui pourrait être facilement annulée par le veto du successeur, contrairement aux lois qui passent par le Congrès, nettement plus solides et difficiles à abolir.

Dans ce contexte,  Obama a déconseillé à Trump d’user du même procédé : «Ma suggestion au président élu est de passer par le processus législatif, en partie parce qu’il est plus difficile de revenir sur ce qui y a été voté». Il a enfin rappelé qu’il n’a recouru à cette solution légale qu’après avoir perdu la majorité démocrate au sein du Congrès : «Au cours de mes deux premières années, je ne comptais pas sur les pouvoirs exécutifs parce que j’avais la majorité au Congrès et nous […] pouvions faire passer des projets de loi». 

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