Politique

Vidéo-Tunisie: Ali Laarayedh: « On poursuivra en justice celui qui a porté atteinte au drapeau national »

Une scène qui a suscité une grande polémique en Tunisie a eu lieu hier mercredi 7 mars 2012, à la faculté des Lettres, des arts et des humanités de Manouba, banlieue ouest de Tunis.

Une cinquantaine d’étudiants salafistes ont organisé une manifestation pour protester contre le doyen de la faculté.

Un des manifestants a profité de l’occasion pour plier le drapeau national et accrocher celui des salafistes. Une scène qui n’aura duré que 5 minutes le temps pour d’autres étudiants de remettre le drapeau national.

Ali Laarayedh, ministre de l’Intérieur, s’exprimant hier soir sur la chaîne de télévision nationale 1, a fait savoir que la justice poursuivra celui qui a commis cet acte. Laarayedh a également critiqué Habib Kazdaghli le Doyen de la faculté, et sa façon de gérer la situation l’accusant de manque de sérieux dans le traitement de cette affaire.

Selon le ministre, le doyen n’a pas voulu coopérer avec les services sécuritaires en refusant de demander une intervention des forces de l’ordre à la Faculté.

Pour sa part, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a dénoncé fermement cet acte le considérant comme inacceptable et qui atteint à l’autorité de l’État.

La présidence de l’Assemblée Constituante a indiqué que la mise en berne du drapeau national constitue une violation flagrante au symbole de la souveraineté de la nation, un symbole pour lequel étaient morts les Tunisiens au fil des années.

La Ligue Tunisienne de la défense des droits de l’homme à quant a elle qualifié d’acte criminel l’arrachement du drapeau national et son remplacement par un fanion.

Le parti du mouvement Ennahdha a fermement condamné ce comportement tout en appelant les étudiants et les universitaires au calme et au dialogue.

Le mouvement Ettajdid a dénoncé cet acte et a invité le Gouvernement à réagir fermement face à ce genre de dépassements.

Le mouvement Kolna Tounes a aussi condamné avec véhémence cet acte qu’il a considéré comme trahison envers la Tunisie et envers la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour son indépendance.

Plusieurs autres organisations et partis politiques ont dénoncé les incidents violents qui ont eu lieu hier à la faculté des Lettres de La Manouba.

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Abonnez-vous à notre newsletter

Copyright © 2020 Tunisie Numerique

Haut