Voilà comment le président déchu contournait la loi et les institutions!

Plusieurs documents montrent que le dernier mot et la décision finale dans toutes les opérations suspectes qui ont mené aux malversations connues par tous, et qui ont instauré la corruption durant l’ère du déchu revenait à l’ex-Président lui-même.

Dans toutes les circonstances, personne d’autre que le Président déchu ne pouvait avoir le dernier mot, surtout quand il était question de transactions qui pourraient être rentables à quiconque jouissant du soutien du palais.

C’est ainsi que bien que certains ministres tentaient de respecter les procédures administratives et légales en vigueur, des décrets présidentiels venaient couper court à leurs tentatives de bloquer ou retarder certaines opérations, et légaliser les malversations.

C’est dans ce contexte que le cas suivant est publié, pour montrer à quel point le président déchu négligeait le souci de certains de ses ministres à respecter la loi, il s’agit là du ministère du transport que dirigeait Abderrahim Zouari.

Ce ministère était appelé à préparer un projet de décret-loi pour changer la vocation de deux lots de terrains initialement relevant de la propriété publique maritime sises au port commercial de La Goulette dans le but de les intégrer au patrimoine privé de l’Etat pour pouvoir en disposer par la suite en toute légalité et les mettre à la disposition de l’un des membres de la famille présidentielle.

Le ministre du transport aurait pu s’incliner et exécuter ces consignes, mais il avait préféré suivre le circuit légal que nécessite l’exécution de  telles opérations.

Il a commencé par envoyer une correspondance au DG de l’Office de la marine marchande et des ports (à qui reviennent les lots sus-cités) exigeant son avis dans pareille opération; pour pouvoir répondre officiellement le Premier ministère qui n’a pas cessé de réclamer l’avis favorable du ministère du transport.

Attendu que les correspondances en cours d’études commençaient à prendre du temps, une violation flagrante des procédures est survenue par la promulgation d’un décret autorisant l’intégration des deux lots (sus-cités) au patrimoine privé de l’État, décret publié au JORT 3621 en date du 21 Décembre 2008.

Décret publié sans attendre l’avis des services concernés au ministère du Transport.

En citant ce cas, c’est parce qu’il s’agit d’un échantillon des comportements de la Présidence de la République pour puiser dans les ressources du pays et faire enrichir les “proches du palais”.

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