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Yémen : l’Arabie saoudite plus forte que les séparatistes et les Emiratis, ils n’auront pas le pétrole

Yémen : l’Arabie saoudite plus forte que les séparatistes et les Emiratis, ils n’auront pas le pétrole

    Force est restée à celle qui dicte sa loi dans le monde arabe : l’Arabie saoudite. Riyad avait demandé aux séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC) de quitter sans tarder les régions qu’ils occupent et avait donné 24 heures à leur soutien, les Emirats arabes unis, pour retirer ses troupes encore actives dans le pays. Abou Dhabi avait répondu aussitôt qu’il obtempérait, les troupes gouvernementales appuyées par les Saoudiens ratissent derrière et il y a des morts…

    Au moins 80 membres du mouvement séparatiste ont été abattus depuis le début de la contre-offensive, lancée vendredi dernier par les forces gouvernementales et l’Arabie saoudite, a confié hier dimanche 4 janvier une source du STC. Riyad avait demandé aux insurgés de libérer les vastes étendues arrachées en décembre dernier dans la riche province pétrolifère de l’Hadramout et celle voisine de Mahra, dans l’est du pays…

    Le STC a dit « Niet », alors les forces gouvernementales yéménites ont tiré dans  le tas, copieusement aidées par l’armada saoudienne. Ces assauts ont causé au moins 152 blessés parmi les éléments du STC, 130 autres combattants ont été capturés, selon cette source. Un chef des forces appuyées par Riyad a affirmé que 14 de leurs combattants ont trouvé la mort et plus de 30 ont été blessés durant les frappes.

    Rappelons que la contre-offensive a débuté avec les bombardements de l’aviation saoudienne sur des camps contrôlés  par les séparatistes. La plupart des victimes, a indiqué ce responsable militaire, ont été recensées après les tirs qui ont visé notamment des camps d’al-Khasha et Barshid, dans l’Hadramout.

    La présidence yéménite a clamé samedi dernier que cette province frontalière de l’Arabie saoudite et dont le sous-sol est gorgé de pétrole avait été récupérée. Des responsables de l’armée ont par ailleurs déclaré le même jour que les dignitaires de la province voisine de Mahra avaient tourné casaque sans combattre et rallié de nouveau le camp gouvernemental parrainé par Riyad.

    Hier dimanche 4 janvier les forces gouvernementales ont musclé leurs positions à al-Mukalla, la capitale de l’Hadramout, d’après deux responsables militaires. L’Arabie saoudite est restée fidèle au gouvernement yéménite, les Émirats arabes unis avaient préféré migrer vers les séparatistes, l’échec est cuisant. Mais rien ne nous dit que l’histoire s’arrêtera là, que ce soit avec le STC ou avec l’ennemi commun, les rebelles Houthis (des Chiites).

     

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