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Communiqué de presse de l’Ambassade de Russie en Tunisie à l’occasion de la Journée du diplomate russe

Communiqué de presse de l’Ambassade de Russie en Tunisie  à l’occasion de la Journée du diplomate russe

La Journée du diplomate est traditionnellement célébrée en Russie le 10 février. Cette fête professionnelle, instituée par décret du Président de la Fédération de Russie en 2002, témoigne de la grande reconnaissance publique de la profession de diplomate, de l’importance de la politique étrangère en tant que composante clé de l’État russe. Cette année, nous voudrions profiter de cette occasion pour faire connaître à nos amis tunisiens l’histoire du Ministère russe des Affaires Etrangères, ce qui devrait être particulièrement intéressant à l’approche du 65e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques russo-tunisiennes (11 juillet 1956).

Le choix de la date de la fête n’est pas un hasard. C’est ce jour-là, en 1549 qu’on a la plus ancienne mention de l’Ordre des Ambassadeurs – le premier département d’État, appelé à s’occuper des affaires étrangères. Il était présidé par la personne la plus instruite de l’époque, le clerc du Conseil des Boyards, Ivan Mikhïlovitch Viskovaty. La structure et les fonctions de cette institution ont acquis leurs formes finies vers les années 50-70 du XVII siècle.

Le 20 (8) septembre 1802 par le Manifeste de l’empereur Alexandre I a été créé le Ministère des Affaires étrangères. Son chef – le Ministre des Affaires étrangères avec le grade de chancelier, était le deuxième personnage de l’État après l’empereur. Le premier à occuper ce poste fut le Comte Alexandre Vorontsov. Les fonctionnaires ont été avancés en grades diplomatiques selon la classification internationale établie par le Congrès de Vienne en 1815. En 1846, un règlement sur le Ministère des Affaires étrangères («Institutions du Ministère des Affaires étrangères ») a été adopté, qui a déterminé sa structure et ses fonctions.

En 1913, la Russie a mis en place un vaste réseau de missions diplomatiques et consulaires à l’étranger. Ainsi, en 1758 il y avait 11 missions russes à l’étranger, en 1868:102, en 1897:147, en 1903:173  et au début de la Première Guerre mondiale, la Russie entretenait les relations diplomatiques avec 47 pays et avait plus de 200 représentations à l’étranger.

Après la révolution d’octobre 1917, une nouvelle étape a commencé dans l’histoire de la politique étrangère russe. Le 26 octobre (le 8 novembre) 1917 a été formé le Commissariat du peuple aux Affaires étrangères (initialement dirigé par Lev Trotsky). Seule une petite partie des employés du Ministère des Affaires étrangères de l’Empire russe a accepté de travailler avec le gouvernement soviétique. En 1923 a été adopté «le Règlement sur le Commissariat du peuple de l’URSS».

Dans les années 1920-1930 le Commissariat a résolu les problèmes difficiles associés au retrait de la Russie soviétique de l’isolement de la politique étrangère. Dans les années 1930 dans les conditions de formation d’un foyer de guerre au centre de l’Europe et du danger militaire croissant en Extrême-Orient, la diplomatie soviétique a préconisé la création d’un système de sécurité collective.

En août 1939, pour accélérer la préparation du personnel diplomatique a été fondée l’École diplomatique supérieure (aujourd’hui l’Académie diplomatique du Ministère russe des Affaires étrangères). En 1944 a été créé MGIMO (l’Institut d’État des relations internationales de Moscou), qui, avec l’Académie diplomatique, est «une forge» du personnel diplomatique. En 1941 le rang diplomatique d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire et d’envoyé extraordinaire et plénipotentiaire ont été introduits, et en 1943 – les rangs pour les autres membres du personnel diplomatique. En mars 1946, le Commissariat a été rebaptisé en Ministère des Affaires Etrangères.

Pendant les années de la Seconde Guerre mondiale, le service diplomatique soviétique a contribué à assurer les conditions de politique étrangère les plus favorables à la défaite de l’ennemi, à la consolidation contractuelle des résultats de la guerre et de l’ordre mondial d’après-guerre. Les mérites de la diplomatie soviétique étaient largement reconnus, les employés du Commissariat ont reçu des ordres et des médailles.

La contribution décisive du pays à la défaite de l’Allemagne nazie et de ses alliés a contribué au renforcement du prestige international de l’URSS. Le nombre de pays avec lesquels l’Union soviétique a établi des relations diplomatiques a augmenté considérablement, passant de 28 en 1941 à 41 en mai 1945.

Les domaines d’activité prioritaires du Ministère des Affaires Etrangères de l’URSS dans l’après-guerre étaient la lutte pour la paix, l’apaisement des tensions internationales et le désarmement. L’URSS a fait beaucoup pour renforcer l’autorité de l’ONU, le soutien politique et juridique à la décolonisation et le règlement des conflits régionaux. La diplomatie soviétique sous la direction d’Andreï Gromyko (ministre des Affaires étrangères en 1957-1985) a contribué au processus paneuropéen, une étape importante de son développement a été la signature en 1975 de l’Acte final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe. Les accords les plus importants ont été conclus dans le domaine de la limitation de la course aux armements et du désarmement.

A l’époque de la «Pérestroïka», l’administration centrale du Ministère avait connu des changements structurels radicaux. Au début de novembre 1991, le gouvernement du pays a adopté la décision sur la «réorganisation radicale» du Ministère des Affaires étrangères et sa transformation en Ministère des Affaires extérieures en y attachant le Ministère des relations économiques extérieures. Après la dislocation de l’URSS, le Ministère des Affaires extérieures a cessé d’exister et son successeur était le Ministère des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie.

Le Ministère des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie est guidé dans ses activités par le Concept de politique étrangère de la Fédération de Russie approuvé par le Président de la Fédération de Russie le 30 novembre 2016. Selon ce document à titre stratégique la politique extérieure de la Russie vise à réaliser des objectifs principaux y compris garantir la sécurité nationale, la souveraineté du pays, son intégrité territoriale, créer des conditions favorables pour assurer la croissance durable, promouvoir une stratégie de renforcement de la paix et stabilité internationales, assurer la sécurité globale, augmenter le rôle de l’ONU, développer les relations bilatérales et multilatérales pour un partenariat mutuellement bénéfique et équitable avec les États étrangers. Les principes fondamentaux de la politique étrangère de la Russie restent constants: l’indépendance, la transparence, le pragmatisme, une approche multi vectorielle, la défense des priorités nationales.

Aujourd’hui, la Russie et la Tunisie coopèrent avec succès dans les domaines politique et économique, non seulement au niveau bilatéral, mais également sur diverses plates-formes internationales, notamment au sein du Conseil de sécurité de l’ONU dont la Tunisie est membre non permanent (2020-2021). Les relations traditionnellement amicales entre nos deux pays sont un exemple à suivre, un modèle représentatif des rapports interétatiques, lorsque les deux pays s’écoutent attentivement et s’entendent.

Source : communiqué

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