Economie

Photo du jour : Malgré la crise de la COVID, la Cheikha de Tunis consacre 915 mille dinars pour réaménager la fontaine de Bab Souika

Photo du jour : Malgré la crise de la COVID, la Cheikha de Tunis consacre 915 mille dinars pour réaménager la fontaine de Bab Souika

La photo du jour nous parvient de Bab Souika, un quartier populaire et historique de la capitale. Elle a été prise il y a quelques jours en marge d’une visite sur terrain de la maire de Tunis dans le cadre du suivi de certains travaux de réaménagement de la place centrale du quartier et notamment sa fameuse fontaine.

La Maire, Souad Abderrahim, a déclaré que les travaux de restauration concernant la fontaine s’inscrivaient dans un projet visant à entretenir la place Bab Souika.

D’après la mairie, la fontaine sera nettoyée et remise à sa place, avec rénovation et amélioration de l’espace qui l’entoure. Le coût total du projet dans toutes ses composantes est estimé à 915 mille dinars et la durée d’achèvement de celui-ci est de 7 mois…

Depuis plusieurs années, tout le quartier Bab Souika et en particulier sa place centrale et son mobilier urbain, ou ce qu’il en reste, est dans un état d’extrême délabrement et d’insalubrité. Il n’y aucune poubelle dans la zone, les trottoirs sont occupés par des étals anarchiques et une bonne partie du quartier s’est transformé en refuge pour sans-abris en plus du stationnement chaotique qui s’est transformé en un véritable business, gênant les piétons et asphyxiant les commerces de la place.

Plusieurs solutions techniques dont le coût ne dépasse pas quelques milliers de dinars pour nettoyer la fontaine et ses alentours ont été laissés de côté par la maire de Tunis qui paraît-il veut redorer son blason entaché dernièrement par l’affaire de l’abattage des chiens errants et la situation scandaleuse du zoo du Belvédère à Tunis ainsi que son échec remarquable dans la gestion de la commune de Tunis, une commune qui manque de tout, à commencer par la salubrité publique, la disparition des espaces verts, piscine municipale en ruine, stade municipal Chedli zouiten en piteux état, stationnement anarchique, etc.

915 mille dinars pour un simple réaménagement sans que la fontaine ne soit changée semble être purement et simplement du gâchis et de la dilapidation des deniers publics. Bien que les dépenses publiques, qui se font de plus en plus rares, doivent être consacrées en priorité en ces temps de crise sanitaire au secteur de la santé, elles sont jetées par les fenêtres de la mairie de Tunis.

Entre temps, les médecins doivent faire un pénible arbitrage entre les patients qui doivent aller en réanimation et ceux qui doivent aller au cimetière faute de lits dans les unités de réanimation.

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