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Pourquoi la Tunisie a-t-elle été exclue du congrès international de Berlin pour le dossier libyen ?

Pourquoi la Tunisie a-t-elle été exclue du congrès international de Berlin pour le dossier libyen ?

La chargée de la communication à la présidence de la République, Rachida Naifer, a reconnu, ce soir, lors de son intervention sur la Chaine TV Al Wataniya, que la Tunisie n’a pas reçu d’invitation pour participer au congrès international de Berlin pour le dossier libyen. Elle a dit ignorer les causes de l’exclusion de la Tunisie de ce congrès, alors que l’Algérie y a été invitée.

Naifer a assuré que le président Kaïs Saïed n’a pas été invité par Angela Merckel, lors de leur entretien téléphonique d’aujourd’hui, à participer à ce congrès. Il a, par contre, été invité à effectuer une visite d’Etat en Allemagne.

Elle a, aussi, révélé que le président tunisien a reçu une invitation officielle de la présidence algérienne, mais qu’il attend la formation et la prise de fonctions du gouvernement, pour entamer ses déplacements à l’étranger.

Eh bien, si la présidence ignore pourquoi la Tunisie a été exclue d’un dossier où elle est plus concernée que tout autre pays, vu le voisinage immédiat avec la Libye, est-ce qu’il va falloir demander les causes à la chancelière allemande ? Au risque de la voir répondre qu’elle n’a pas jugé utile d’inviter la Tunisie, pour la simple raison qu’elle considère, à juste titre, que la l’Etat tunisien, représenté par les frères musulmans, au pouvoir, est une partie du problème en Libye, et que, de ce fait, elle ne saurait être une partie de la solution.

Ou, peut-être que Merckel aurait répondu que la position de la présidence tunisienne qui compose avec Erdogan et Sarraj, et qui coordonne avec un pseudo-conseil tribal libyen qui n’a aucune existence légale, a choisi sa voie, celle de se ranger derrière un des protagonistes du conflit libyen. Ce qui fait qu’elle ne peut plus prétendre aider à trouver une solution.

Merckel aurait, même, pu répondre, que du moment que la Tunisie a assumé ses responsabilités en choisissant son camp, elle va devoir les assumer, en subissant les retombées de ce conflit armé, toute seule, comme une grande. Et elle aura à gérer les dizaines de milliers de réfugiés qui vont affluer sur ses frontières.

Et çà, Mme la chargée de la communication, c’est la rançon de la politique de la présidence tunisienne qui tend à s’isoler du reste du monde, et de vivre dans une sorte de bulle, sans aucun lien avec son entourage. Et, en termes de politique étrangère, on ne peut pas vivre replié sur soi même et ne pas avoir un programme, comme quoi, notre seul programme est ce que « le peuple veut » !

Et, surtout, qu’on ne nous dise pas que le président attend la formation du gouvernement pour entamer ses déplacements à l’étranger. Car les déplacements à l’étranger sont de son seul ressort, et n’ont rien à voir avec les prérogatives du gouvernement. Et, d’ailleurs, on ne peut pas rester à la traîne pour féliciter son homologue algérien, ni refuser de se rendre en Algérie pour assister à son investiture, sous prétexte que le gouvernement n’est pas encore mis en place !

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