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Tunisie – La diplomatie à l’ère Saïed : Peut mieux faire !

Tunisie – La diplomatie à l’ère Saïed : Peut mieux faire !

Les couacs de la diplomatie ont comme une tendance à se multiplier, depuis la prise de fonctions du président Kaïs Saïed.

Il semble vouloir couper avec les traditions de la diplomatie tunisienne acquise depuis des décennies, pour instaurer un nouvel ordre de priorités ou une nouvelle hiérarchie, dans les relations internationales du pays.

En effet, la visite annoncée et pas encore programmée, de Kaïs Saïed en Italie, a fait couler beaucoup d’encre et aurait, selon les cercles initiés, suscité un certain mécontentement, auprès de nos frères maghrébins. Car la tradition diplomatique de la Tunisie, justement, veut que le premier pays que le chef d’Etat doit, en principe, visiter est le voisin algérien, suivi, dans l’ordre chronologique par la France, le premier partenaire européen. Viennent, ensuite, les frères maghrébins au Maroc et en Mauritanie. Or, la visite prévue du chef de l’Etat en Italie aurait donné aux marocains et aux mauritaniens, comme un sentiment d’avoir été « zappés » par Carthage.

Par ailleurs, concernant la même visite en Italie, elle a été annoncée par la partie italienne, après que la présidence tunisienne ait donné son accord. Mais la partie tunisienne n’a, jusqu’à ce jour, pas fixé une date à ce rendez-vous.

Une diplomatie qui commence, donc, à souffrir d’un peu trop d’approximations. Sachant que le dernier mouvement opéré dans le corps des chefs de missions diplomatiques ne va pas arranger les choses, puisque toutes ces nouvelles nominations vont laisser autant de chancelleries en souffrance, en attendant que les nouveaux nommés obtiennent leurs accréditations.

Une autre « maladresse » est, selon les initiés aux choses de la diplomatie à déplorer,  est celle d’avoir nommé des sécuritaires et non des diplomates, à des postes très sensibles et qui requièrent, en principe, une bonne dose d’expérience en matière de diplomatie, à savoir Strasbourg, où le consul général a à traiter, en grande partie, des dossiers des relations avec la communauté européenne et La Haye, siège de la cour pénale internationale. Ce qui donne l’impression que la Tunisie limite ses relations avec l’Europe à des questions sécuritaires, comme la migration, ou le terrorisme.

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