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16 janvier 2012, les habitants de Siliana en colère

16 janvier 2012, les habitants de Siliana en colère

Il y a neuf ans, les délégations de Kesra et Sidi Bourouis (Siliana) sont entrées dans une grève générale, après Makther qui poursuit son mouvement de protestation pour la quatrième journée consécutive.

Cette grève a paralysé l’activité économique et administrative et provoqué la fermeture des établissements scolaires et de plusieurs routes.

A l’occasion du premier anniversaire de a chute du régime Ben Ali, les habitants protestaient contre la marginalisation de la région. Ils considéraient que les gouvernements qui se sont succédé après le 14 janvier 2011, ont ignoré leurs revendications relatives à emploi et au développement.

Les entrées de certaines délégations ont été bloquées et des mouvements de protestation ont été organisés par des chômeurs qui ont volontairement bloqué les routes.

Toutefois, les revendications des habitants de Siliana ne sont pas restées lettre morte, puisque quelques mois après, le 27 novembre 2012, les promesses gouvernementales de développement et d’emploi ont été tenues, lorsque Ali Laarayedh ministre de l’Intérieur du gouvernement islamiste de Hamadi Jebali a donné l’ordre aux forces de l’ordre de tirer à la chevrotine sur des manifestants rassemblés devant le siège du gouvernorat revendiquant encore une fois des emplois et un développement régional qui tardaient à venir, faisant des dizaines de blessés parmi les protestataires dont certains ont été éborgnés et qui souffrent encore de séquelles physiques et psychologiques.

Malgré les promesses de les soigner, les victimes n’ont pas reçu de prise en charge et certains sont encore au chômage depuis la date des événements et éborgnés de surcroit. Un simulacre d’audition a été consacré à ces victimes par l’instance de Ben Sedrine, sans suite et en l’absence de Ali Laarayedh…

Le lendemain des événements, Habib Ellouze, élu du parti islamiste Ennahdha à la Constituante a estimé, dans une déclaration aux médias, que les éborgnés de Siliana devaient s’estimer heureux de perdre un œil et pas la vie car les autorités ont été indulgentes à leur égard en tirant à la chevrotine et pas à balles réelles.

Quant à Ali Laarayedh, auteur des ordres de tirs contre les manifestants, il n’a jamais été inquiété et continue à occuper un poste de responsabilité dans son parti. Imaginons pourtant un responsable accusé des mêmes faits lors des événements qui ont précédé la chute du régime Ben Ali…

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