Société

Tunisie – L’inestimable cadeau de Saïed à Mechichi

Tunisie – L’inestimable cadeau de Saïed à Mechichi
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Une fois n’est pas coutume. Juste avant son départ en Egypte, Kaïs Saïed a certainement, sans le vouloir ni le savoir, rendu une fière chandelle à son adversaire choisi, le chef du gouvernement, Hichem Mechichi.

Kaïs Saïed a, en effet,  au moment de la commémoration de la fête des martyrs, au mémorial du Sedjoumi, cru pouvoir malmener Mechichi, en le sermonnant en direct, en rapport avec les dernières mesures décidées par la commission nationale de lutte contre le covid. Il lui a fait remarquer que les décisions prises étaient inacceptables et trop cruelles pour certaines franges de la population, et qu’il fallait, les réviser de façon urgente. Une remarque qui pourrait cadrer avec la course effrénée des responsables politiques tunisiens au populisme qui est en train de ronger le pays.

C’est par la suite que Saïed, sans le savoir a fini par trop en dire, au point où il s’est littéralement mis une corde autour du cou.

En effet, en réaction à la réponse de Mechichi, qui n’a pas hésité à se défendre d’avoir pris cette décision tout seul et qu’elle émanait des spécialistes de la commission scientifique, Saïed a cru bien faire en s’emportant et en disant que la commission scientifique n’avait pas à s’ingérer dans la politique et que la gestion de l’Etat est la responsabilité des politiques.

C’est ainsi, qu’il a commis une double faute qui risque d’avoir certaines « conséquences » sur son image. D’abord il s’est contredit avec ce qu’il avait précédemment dit, quand il a assuré en recevant les membres de la commission scientifiques qu’ils devaient travailler et décider en leur âme et conscience, de ce qu’il y avait de mieux à faire, pour les citoyens, sans se soucier des contraintes politiques ou des considérations économiques. Ensuite , parce qu’il a donné l’opportunité à Mechichi de revenir sur sa décision trop impopulaire, mais qu’il avait l’obligation de prendre, en se basant sur les « directives » du président de la République, lui faisant, à l’occasion, endosser la responsabilité des retombées de l’annulation de ces mesures sur la situation épidémiologique qui risquent, soit dit au passage, d’être assez lourdes !

Populisme quand tu nous tiens !

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