Acharnement de violence en Tunisie… Qu’y a-t-il derrière ?

La Tunisie est devenue, depuis quelques années, le théâtre d’une violence sans précédant. Il ne se passe pas un jour sans qu’on entende parler de tel ou tel crime ou de telle ou telle affaire abominable. Un scénario auquel les tunisiens peinent à s’habituer, malgré la répétition quotidienne de ces atrocités.

La violence est devenue en Tunisie, multiple et variée et les actes concurrencent en barbarie et en horreur. Ainsi, nous avons, de plus en plus droit à des parricides, des incestes, des meurtres crapuleux, des vols à main armée, des hold-up, sans oublier les incontournables braquages, qui sont devenus, une spécialité tunisienne.

Si on essayait de creuser un peu pour comprendre les phénomènes qui se cachent derrière cette flambée ou qui la favorisent, au point d’en faire un phénomène de société en cette période, on s’apercevrait que la révolution de 2011 a, certes, eu le mérite de lever l’inhibition des tunisiens et la crainte du châtiment, mais il y a, aussi, ce changement diamétral du comportement des forces de l’ordre qui, surpris par la violence de la révolution et les scènes de lynchage dont ont fait l’objet quelques malheureux parmi leurs collègues, sont devenus par trop conciliants avec les délinquants, n’hésitant pas à prendre leur parti dans les conflits qui les opposent aux paisibles citoyens.

Toutefois, il y a un autre facteur d’une grande importance qui se cache derrière cette violence inouïe,  qui est le fléau de la drogue qui ne cesse de prendre de l’ampleur. La diffusion, l’usage et la disponibilité des drogues de tous genres en Tunisie, ne pourrait, en aucun cas, être le fruit d’un pur hasard. A voir comment évoluent les choses, on est presque certain qu’il s’agit de quelque chose d’orchestré, de planifié et d’organisé à un haut niveau.

En effet, le plan diabolique qui consiste à plonger la Tunisie et les tunisiens dans les affres de la drogue a commencé dès l’aube de la révolution. Les services de l’Etat ayant été mis à contribution dans cette affaire. Tout le monde se rappelle cette histoire saugrenue débitée par la direction de la médecine scolaire relevant du ministère de la Santé, concernant le fait que des études auraient démontré qu’au moins un élève sur deux dans les collèges tunisiens s’est adonné à  la drogue, et ce, dès l’âge de treize ans.

Une histoire à dormir debout et qui semble avoir été commanditée par certaines sphères haut placées. Ensuite çà a été le tour de tous ces soi-disant malheureux jeunes gens qui ont vu leur vie basculer dans le néant, juste pour avoir fumé un joint. Tout çà pour mettre en scène le premier acte du complot, à savoir, la banalisation de la drogue et de son usage, faisant croire à tous les tunisiens que la moitié d’entre eux touchaient à la drogue sous une forme ou une autre.

Le second acte a consisté en la guerre menée à tambours ouverts, pour pousser les autorités à dépénaliser la drogue. But qui a été très rapidement atteint.

Depuis, il ne se passe pas un jour sans qu’on entende parler de saisie de quantités phénoménales de drogues de plus en plus dures et de plus en plus agressives, commençant par le tout “gentil” cannabis, pour finir par l’ecstasy,  la « Zombie » en passant par les, désormais, banales héroïne et cocaïne. C’est à se demander si la situation financière des tunisiens et de la Tunisie permettait un tel marché avec une telle ampleur ?

Ne serait-on pas devant le scénario classique où l’Etat fournit de l’opium au peuple pour le tenir en état semi comateux et éloigné de tout ce qui se fait et se décide « en haut lieu » ?

Toujours est-il, qu’à trop vouloir jouer avec le feu, on finit, toujours, par se brûler les mains. C’est ce qui semble en voie de se réaliser en Tunisie, car ceux, quels qu’ils soient, qui sont derrière ce scénario, semblent ignorer que la drogue et les drogués finissent, un jour ou l’autre, par devenir incontrôlables.  C’est,  ce qui semble se passer aujourd’hui, où tout le monde semble dépassé par le phénomène. Les camés de tous bords s’enhardissent, de plus en plus et commettent des crimes de plus en plus inimaginables, pour obtenir leur dose de « bonheur » !

En effet, dans la majorité des crimes que nous comptons de façon quasi quotidienne, la drogue joue un rôle prépondérant. Et si elle n’est pas la cause directe du crime, elle en constitue, assez souvent, l’objectif.

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