Attentat de Bizerte : Ce n’est que le début d’un come back qui s’annonce fracassant de la horde soutenue par les nouveaux élus de la Tunisie

L’attentat qui a ciblé, ce lundi matin, un paisible commandant de police, officiant au sein d’un tribunal à Bizerte, ne devrait pas être pris à la légère ou expliqué comme un « simple » accident de parcours. Car son timing est plus que significatif, puisqu’il est concomitant avec l’arrivée au devant de la scène politique du pays, d’une certaine élite qui se veut, le défenseur de la révolution, qui se prétend incorruptible et aux mains propres, qui se vante de libérer la Tunisie du joug du colonialisme sous lequel elle croupit toujours, qui critique le Zaïm Bourguiba qui n’a pas su bâtir une vraie Nation, comme ils vont pouvoir le faire eux, d’ici quelques semaines.

Il ne faudrait pas perdre de vue le sillage qui accourt pour coller au candidat classé premier aux prochaines élections présidentielles et partant favori pour le second tour. Il est composé de personnes qui se prétendent d’un « anti système » et qui sous cette dénomination se préparent à casser un pays si durement construit. Il ne faut pas, non plus, oublier que dans la foulée qui s’est imposée à ce (pratiquement) futur président du pays, il y a des gens qui se pavanaient, il n’y a pas si longtemps, en prenant des poses avec des fusils d’assaut Kalachnikov, en compagnie de hordes de terroristes libyens, prétendant que tous les terroristes que les autorités de notre pays ont eu tant de mal à appréhender, sont innocents et promettent de les libérer, dès le premier jour de leur investiture. Sans oublier, bien entendu, les sempiternelles ligues de la protection de la Révolution avec des figures de proue, aussi connues qu’insolentes et dangereuses, de même que certaines personnalités qui se disent politiques et qui ont menacé, il n’y a pas si longtemps, de dresser des potences pour les tunisiens qui ne sont pas de leur côté…

Tout çà ne peut que donner des ailes aux dizaines de loups solitaires et de cellules dormantes qui risquent de sortir  petit à petit de leur torpeur et reprendre du service, assurés qu’ils sont d’une impunité dont ils vont, très bientôt, jouir.

Maintenant si c’est vraiment le scénario que veulent vivre certains tunisiens, il est du devoir des autres, la « majorité silencieuse », de sortir de leur silence et de se mobiliser pour aller voter contre ce projet destructeur et ravageur… Car l’essentiel n’est pas encore gagné pour eux et tout va se jouer lors des élections législatives. Là, les gens sensés doivent avoir à l’esprit que le pays a, en ce moment précis, besoin de ses compétences, surtout dans le domaine économique et non pas de « têtes brûlées ».

Quand on se dit qu’on n’a pas trop de choix, il faut se convaincre d’opter pour le « moins pire » !

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