Economie

Finances publiques : J – 49 avant une crise majeure

Finances publiques : J – 49 avant une crise majeure
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Les autorités financières et monétaires tunisiennes n’ont pratiquement plus de marge de manœuvre et surtout le temps pour mobiliser les quelques 12 milliards de dinars (3,6 milliards d’euros) d’emprunts pour subvenir aux besoins urgents des dépenses publiques dont notamment le remboursement de dettes extérieurs pour 1250 millions de dollars à partir du mois de juillet prochain. 49 jours séparent le pays d’un délai critique pour honorer ses engagements, mais la tâche n’est pas évidente.

Même si les bailleurs de fonds donnent leur accord immédiatement pour financer le gouvernement par les crédits sollicités, les procédures techniques de déblocage prendraient du temps, et peuvent dépasser les délais de règlement des tranches de crédits à rembourser.

Récemment, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, a multiplié les déclarations mettant en garde contre une « chute » imminente sans pour autant préciser ni sa consistance exacte ni encore son timing.

Au fait, Abassi s’est contenté d’annoncer il y a quelques jours au palais du Bardo qu’il prévoit une aggravation de la crise économique en Tunisie si aucun programme de sauvetage des finances publiques n’a été mis en place au cours des deux prochains mois, selon ses dires, tout en appelant à une trêve économique et politique dans le pays.

Marouane Abassi a souligné, entre autres, la nécessité d’établir un programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

Il a ajouté que pour pouvoir sortir sur le marché financier international, il faut, passer par le FMI, appelant les différentes parties ayant des solutions alternatives plausibles à les présenter.

Le gouverneur de la BCT a également mis en garde contre une baisse probable de la notation souveraine de la Tunisie par l’Agence internationale, « Fitch Ratings », à « C », faisant savoir que l’agence avait demandé à la Tunisie de mener une évaluation. Et ce, à la fin du mois de mai dernier.

Dans la foulée, Abassi a appelé, dans ses déclarations, à la nécessité de rationaliser l’importation et de promouvoir l’investissement local et étranger, soulignant la réticence des investisseurs à investir en Tunisie, notamment dans un climat d’investissement « très dégradé ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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