Par Hatem Mestiri : La Sonede et le défi de la fête du sacrifice du mouton

Par Hatem Mestiri

L’approvisionnement du pays en eau potable dépend de son réseau de distribution.

Ce réseau repose sur les éléments suivants :
1. Les sources (barrage, pompage de nappes, les stations de dessalement d’eau de mer ou lac ou rivière).
2. Les châteaux d’eau qui sont des bassins de rétention couvrant les zones géographiques locales ou quartiers.
3. Les canalisations longue distance, celles du quartier ou celles couvrant chaque lieu d’habitation.
4. Les pompes travaillant avec l’électricité permettant d’adresser les zones en hauteur et d’assurer le réapprovisionnement des châteaux.

Cette année, malgré une pluviométrie record, la SONEDE a fourni une performance médiocre pendant les fêtes du sacrifice du mouton.

Les raisons sont multiples :
1. Certains quartiers populaires connaissent une demande très élevée le jour de l’Aid par rapport à la normale et le bassin de rétention les couvrant est d’une capacité insuffisante.
2. Depuis la révolution, beaucoup de nouveaux quartiers et de nouvelles zones rurales ont été alimentés en eau potable sans augmentation de la capacité des canalisations et des châteaux d’eau. C’est la raison pour laquelle d’anciens quartiers qui n’avaient pas de problèmes commencent à subir des coupures récurrentes. (Sfax est un exemple)
3. Beaucoup de pompes sont sujettes à des pannes  à répétition et doivent être changées ou augmentées en capacité. Les moyens financiers de la SONEDE font retarder ces opérations d’investissements. Ces problèmes touchent principalement les zones en hauteur. (Kélibia est un exemple).
4. Les coupures d’électricité affectent aussi le réseau d’eau car beaucoup d’équipements utilisent l’énergie pour leur fonctionnement.

La SONEDE connaît comme beaucoup d’entreprises publiques des problèmes de gouvernance, de sureffectif et de trésorerie.

 

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