Par Maher Ben Ghachem – Festival de Carthage : peut mieux faire

Le festival de Carthage, cet événement que tous les artistes, souvent choisis pour leur mérite rêvent de séduire, est digne d’ une meilleure organisation.

De nombreux efforts ont été faits mais beaucoup reste à faire. Les plus heureux, sont ceux qui peuvent passer deux heures dans les « gradins »… Il s’agit souvent d’une jeunesse capable de danser debout, car ceux qui sont moins jeunes s’arment de coussins pour protéger leurs fesses de la dureté de la pierre du théâtre antique de Carthage.

En fait le problème se pose dans l’enceinte qui est envahie de VIP, avec des chaises étriquées poussant certains postérieurs hors normes à occuper deux places, laissant peu de place pour circuler et encore plus ennuyeux, rendant difficile à ceux qui se trouvent aux arrières postes de voir le spectacle sans torturer le cou à force de lever la tête ou de l’incliner pour avoir une vue parfois bouchée par un grand gabarit (portant parfois une casquette en plus…)

Il est temps de concevoir un espace en dégradé avec des places numérotées à des prix adaptés pour permettre à ceux qui veulent arriver juste avant le spectacle de regarder son chanteur ou son ballet préféré. Ne parlons pas du parking où les policiers ne savent plus où donner de la tête, surtout quand un « zamil » se pointe avec famille et marmaille.

C’est difficile? Encore un signe de sous-développement qui se répète dans toutes les manifestations drainant la foule comme les matchs de football. C’est à te pousser à bouder et à rester chez toi malgré ton envie de sortir.

Hier, j’ai passé une bonne soirée avec Lotfi Bouchnak, elle aurait pu être excellente.

A bons entendeurs!

Maher Ben Ghachem, Ancien Professeur à La Faculté de médecine – Ancien Interne des Hôpitaux de Paris.

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Haut