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Tunisie-Aswat Nisaa dénonce l’exercice de l’action syndicale pour justifier le harcèlement sexuel

L’association “Aswat Nisaa” (Voix des femmes) a appelé, lundi 20 janvier 2020, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à prendre les mesures nécessaires pour empêcher le syndicat de l’enseignement secondaire “d’user du droit à la grève comme moyen de défense des harceleurs, en exerçant une pression sur le pouvoir judiciaire”.

« L’exercice par les enseignants de l’action syndicale dans l’objectif de justifier le harcèlement sexuel, malgré sa violation de l’intégrité physique, de la dignité humaine et sa criminalisation par la loi n°58 relative à l’élimination de toutes les formes de violence faite aux femmes » a dénoncé l’association, dans un communiqué publié lundi.

Ce communiqué intervient sur fond de la grève observée récemment par le syndicat de l’enseignement secondaire pour protester contre la détention provisoire d’un professeur exerçant dans le lycée Rue de Russie à Tunis, ayant été accusé de harcèlement sexuel par son élève.

A cet égard, l’association a rappelé aux enseignants grévistes leur rôle éducatif et pionnier dans la formation des générations futures qui leur dicte, selon le communiqué, « la condamnation de tels actes honteux et immoraux et la nécessité de rejeter les harceleurs, quelque soit leur qualité ».

L’association a réclamé également d’accélérer le procès des enseignants harceleurs, « au lieu de s’aligner à leurs comportements et de perturber le droit constitutionnel des élèves à l’éducation ».

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