Tunisie – Et si tout ce qui s’est passé n’était pas un hasard ?

Maintenant que le tumulte soulevé par les trop nombreux et trop graves événements d’hier, s’est un tant soit peu calmé, si on essayait d’effectuer une petite lecture des faits, à froid ?

Ce qui s’est passé hier, à Tunis, était beaucoup trop bien orchestré et coordonné, pour qu’il ne s’agisse que de simples coïncidences.

En effet, il faudrait commencer la lecture des évènements à l’envers et non comme on nous les présente. Il faudrait commencer par le fait que le président de l’ARP soit souffrant et il était prévu qu’il soit indisponible jusqu’à lundi prochain. Ce fait, à lui seul, pourrait soulever beaucoup de « suppositions ».

En effet, si tout à fait par hasard, le chef de l’Etat tombe gravement malade ou décède, pendant ces quelques jours, çà arrangerait bien les affaires de certaines parties.

Du coup, ils allaient pouvoir faire constater la vacance à la présidence de la République, de même, qu’une vacance (Ô hasard!) à la tête de l’ARP, car on laissait entendre, depuis quelques jours, que Mohamed Ennaceur aurait eu un accident vasculaire cérébral, donc, en théorie, il était incapable d’assumer ses fonctions.

La concomitance de ces deux « vacances » aurait été, presque, miraculeuse, puisqu’elle aurait propulsé, comme par un coup de baguette magique, Abdelfattah Mourou, au sommet de l’Etat.

Néanmoins, pour faire avaler une telle couleuvre aux tunisiens, il fallait autre chose : Il était nécéssaire de  créer un état de panique et de chaos. Pour ce faire, rien de tel que quelques attentats, par ci, par là et des tonnes de rumeurs en rapport avec d’autres attentats en préparation. De ce fait, il y aurait de quoi occuper de façon presque totale, les esprits des tunisiens, qui ne sortiront de leur « effarement », qu’une fois toutes les « choses » consommées et achevées. Ils seront alors, devant le fait accompli et n’auront qu’à se conformer aux dispositions de la Constitution, “la meilleure du monde” !

Sauf qu’il y a eu, apparemment, au moins, deux grains de sable qui sont venus enrayer ce machiavélique engrenage. D’abord, la réaction fulgurante et efficace des forces de sécurité et de l’armée, soutenues par une grande majorité des tunisiens. Ensuite, la réapparition de Mohamed Ennaceur, qu’on aurait cru trop faible ou pas assez courageux pour contrecarrer ces projets. Du coup, le « putsch » a foiré.

Cette lecture des évènements laisse, quand même, une lacune de taille : C’est que tous ces événements étaient prévisibles, voire prévus, sauf la brusque détérioration de l’état de santé du président de la République ! Oui… De cette façon, cette histoire ne tient pas ! A moins que… Si on se rappelle bien, les ennuis de santé du président ont commencé quelques jours avant. Mais là, encore, çà ne tient pas, car qui aurait pu deviner qu’il allait avoir des complications dans un second temps ? Oui… çà ne tient pas!

A moins de revenir au premier communiqué de la présidence annonçant la première hospitalisation de BCE, on se rappelle qu’il parlait d’une intoxication aiguë.  Or, qui dit intoxication dit… toxique. Et si ce produit toxique n’était pas arrivé par hasard dans le corps de BCE ? Là, la thèse tient mieux la route. D’ailleurs, on avait l’impression que certaines parties avaient, non seulement, prévu cette complication, mais étaient quasiment sures qu’elle serait fatale. Ce qui leur a fait annoncer, dès les premières heures, le décès du président !

Au final, il serait opportun de rappeler ce qu’on avait dit, dès le début, qu’on était dans le domaine des suppositions !

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