Tunisie – Ils n’ont pas attendu la fin du deuil… Les chacals à l’assaut de tout ce qui réussit

Hier, samedi 27 juillet restera longtemps gravé dans la mémoire des tunisiens. Un jour où se sont mêlés la tristesse, de faire les adieux au président Béji Caïd Essebsi, à l’admiration, suscitée par l’organisation impeccable de ses funérailles.

D’ailleurs, une fois les larmes séchées et dès le samedi soir, les louanges n’ont pas cessé de pleuvoir pour féliciter l’armée tunisienne, pour le haut degré de professionnalisme, dont elle a fait preuve. Or, forcément, quand on félicite l’armée, on ne peut pas ne pas féliciter celui qui la dirige, le ministre Abdelkarim Zebidi, en l’occurrence. Et c’est là que çà a commencé à déraper. En effet, les tunisiens sont connus pour leur émotivité et pour leur besoin vital de l’image rassurante du paternel. C’est donc le plus naturellement du monde, que l’émotion de la perte du président, qui incarnait pour de nombreux tunisiens, l’image du père, conjuguée à l’admiration suscitée par la grandiose démonstration de l’armée, a fait naître un élan de sympathie soudain et certain envers Abdelkarim Zebidi, auquel on prête l’organisation de cet « exploit ».

De fil en aiguille, les tunisiens en quête de l’image du père, voyant le calme, la tranquillité, l’expertise, le professionnalisme et surtout, le patriotisme d’Abdelkarim Zebidi, ont, presqu’inconsciemment, jeté leur dévolu sur le ministre de la Défense, voyant en lui, un probable successeur au « père » qu’on venait d’enterrer. Il faut, aussi, reconnaître que la classe politique, dans le pays, a fortement aidé le tunisien dans ce choix. En effet, Zebidi est tellement différent de toute la médiocrité qui l’entoure, que la comparaison n’avait aucun lieu d’être.

Or, en témoignant leur sympathie, leur respect et leur reconnaissance au ministre de la défense, les tunisiens étaient loin de penser qu’ils le livraient ainsi aux hordes de chacals, avec leurs pages financées et leurs portes paroles improvisés. Ces hyènes aux abois, n’ont pas attendu la fin du deuil national pour commencer leur sale boulot. Ce fut à partir des premières heures du dimanche, c’est-à-dire, juste le temps de diffuser les ordres, que l’assaut commença, avec des termes et des réflexions qui reflètent une bassesse qui n’est pas prête d’être égalée.

Mais ce que ces charognards et leurs donneurs d’ordres ignorent c’est qu’en s’acharnant de cette façon sur Zebidi, ils sont en train de lui rendre une fière chandelle, puisqu’ils n’ont réussi qu’à renforcer son capital sympathie et confiance auprès des tunisiens, qui ont appris, après toutes ces années et toutes ces déconfitures, que lorsque certaines parties s’attaquent à quelqu’un, c’est que ce dernier le mérite. Il mérite la peur et l’angoisse qu’il suscite chez ses assaillants. Les tunisiens ont appris, à la longue, que ces hordes ne s’attaquent qu’à ceux qui réussissent et qui vont leur voler la vedette, eux qui n’arrivent pas à se sortir de leur médiocrité .

Du coup, s’il y avait une possibilité d’opérer un sondage d’opinion, en ces jours où les sondages sont interdits, ces bêtes sauvages vont, immédiatement, se rendre compte de leur bêtise et de l’énorme service qu’ils rendent à Zébidi, en s’acharnant sur lui !

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