Tunisie : Le président, le marché des fruits et légumes et l’hôpital !

L’émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, a entamé depuis lundi 24 février 2020 une visite officielle de deux jours, durant laquelle le renforcement des relations et de la coopération bilatérale dans certains domaines jugés prioritaires, seront discutés entre les deux pays frères.

Lors d’une conférence de presse tenue hier, le chef de l’Etat a loué la générosité de l’Emir en évoquant certains projets en Tunisie qui seraient financés par le Qatar,notamment la cité  hospitalière de Kairouan et le marché de fruits et légumes à Sidi Bouzid fief de la révolution tunisienne de 2011, généreusement soutenue par le pays frère.

Il est à rappeler que Kais Saied a déjà évoqué le financement de la cité hospitalière de Kairouan, début février, au PDG de la Société internationale pour le financement du commerce islamique et au vice-président de la Banque africaine pour l’exportation et l’importation qui sont des fonds d’investissement saoudiens.

Cet appel à investissement, pose la simple question quant à la capacité de la Tunisie de financer des infrastructures peu coûteuses sur ses ressources budgétaires, d’une part et l’appel au financement du chef de l’Etat à l’Emir du Qatar saoudiens pour le même projet et qui sont en conflit direct avec le Qatar depuis des années, d’autre part.

Quand, au marché de produits agricoles qui a fait l’objet de la sollicitation du chef de l’Etat pour être financé par le Qatar. Le financement qui ne générera aucun retour sur investissement, puisqu’il s’agit d’un projet d’intérêt public au même titre que la cité hospitalière de Kairoun, ne coûte que quelques Millions de Dinars, un montant dérisoire pour recourir à un financement extérieur, surtout d’un pays riche et ami de la Tunisie.

Ledit marché comportera, en fait, un espace dédié aux grossistes et d’un autre espace plus petit consacré à la vente des fruits et légumes de la région.

Il est important de rappeler que lors des différents forums internationaux d’investissement et de partenariats publics-privés, organisés en Tunisie durant ces dernières années, une trentaine de grands projets ont été identifiés et nécessitent des financements extérieurs pour un coût de 13 milliards de dinars (4 milliards d’euros).

Il s’agit, entre autres, de la création de nouvelles autoroutes et lignes ferroviaires de grande vitesse (LGV) dans le sud et le nord-ouest, de la construction de stations de dessalement des eaux de mer, de l’édification de zones logistiques, d’un port en eau profonde, d’une cité administrative devant regrouper la plupart des ministères et d’un pôle académique international.

 

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