Economie

Chroniques de la décennie noire en Tunisie, ou comment certains gauchistes alliés aux islamistes ont ruiné le pays

Chroniques de la décennie noire en Tunisie, ou comment certains gauchistes alliés aux islamistes ont ruiné le pays

Dans quelques semaines, une décennie prendra fin mais la débâcle continue. La crise inédite que vit la Tunisie est l’enfant naturel du système politique mis en place depuis 2011. Les apprentis-sorciers d’une certaine gauche tout comme les islamistes qui ont investi la scène publique depuis 2011 ont été le vecteur de la destruction du pays.

Certains gauchistes adeptes du stalinisme-léninisme ayant prôné durant leurs interminables et stériles discussions idéologiques dans les couloirs des universités tunisiennes durant des décennies un état socialiste égalitariste, voire révolutionnaire ainsi que les adeptes de la fraternité d’obédience talibane voulant instaurer un état obscurantiste et moyenâgeux, ensemble ont mené l’Etat à la ruine et réduit le peuple à une misère abjecte.

Une fois au pouvoir, ce conglomérat formé d’islamistes et d’une certaine gauche qui a accepté de jouer les Harkis du système, ont usurpé la volonté des électeurs qui ne croyaient même pas une seconde avoir mandaté ces « constituants » pour mettre en place un système politique et électoral aussi défaillants, taillés sur mesure et conforme au dogme « révolutionnaire ».

Se posant comme alternative au pouvoir en place qu’ils ont longtemps accusé de corruption et d’autoritarisme, le système politique post-2011 était bel et bien pire et a émietté le pouvoir en une trinité législative et exécutive bicéphale disloquée, impuissante et surtout incompétente et a fait de l’Etat un butin à partager entre partis politiques et lobbys étrangers et locaux de toutes sortes.

Véritables adeptes de la Pensée Unique, les acolytes du nouveau système post-2011 taxent de réactionnaires tous ceux qui osent les critiquer et ceux qui n’adhérent pas à la vulgate révolutionnaire instaurée depuis les « révolutions » du printemps arabe dont les quatre vérités ont été révélées par les mails de Madame Clinton.

Une décennie de sabotage a suffi pour que les services publics se désintègrent sous la pression des revendications sociales exagérées et la subversion de certains syndicalistes qui ont séquestré tout le secteur public et les exemples sont hélas nombreux.

En effet, l’éducation nationale a subi de plein fouet la perversion du travail syndical et des revendications sociales. Ces revendications ont détruit l’école publique, jadis un secteur respectable malgré les difficultés, à coup d’augmentations salariales souvent injustifiées jetant en pâture des générations d’élèves en proie à l’ignorance à cause des grèves ininterrompues et d’interminables vacances pour cause de la Covid -19 et autres et ajoutant des légions d’échoués aux 100000 élèves qui quittent l’école chaque année pour remplir davantage les prisons et les centres d’accueil d’immigrés clandestins.

Le transport public coule sous l’effet d’une bande de planqués qui a immobilisé le transport public ferroviaire pour des tickets repas, l’extraction minière saccagée elle aussi par d’autres hors-la loi qui ont occupé les zones de production au bassin minier et Al Kamour privant le pays de milliards de dinars.

Avec un encours abyssal de la dette publique atteignant 94 068 millions de dinars pour l’année en cours, les caisses de l’Etat sont vidées, ses deniers dilapidés et le budget pensé et bricolé au jour le jour.

Le discours et les promesses électorales des clans politiques ne rempliront ni l’assiette ni le porte-monnaie des millions de pauvres et des 623.000 chômeurs. D’autres légions s’y s’ajouteront à cause de la crise due à l’épidémie qui sévit dans le pays et des travailleurs et entrepreneurs, vache à lait du fisc et victimes d’une pression fiscale des plus fortes de la région et du continent.

En une décennie, la Tunisie est devenue un désert industriel et économique sous la subversion des contrebandiers et autres syndicats du crime économique monopolisant de 25 à 39% de l’économie, disposant de chiffre d’affaires monstre atteignant les 31000 millions de dinars et désormais dotés de bras politiques.

Pas besoin d’être expert en économie pour se rendre à l’évidence que chaque tunisien sait, voit et constate tous les jours : les poches se vident, le chômage est à l’affut, l’activité économique au poids mort, l’horizon s’assombrit.

La crise vers laquelle on a précipité la Tunisie n’est ni un ralentissement ni une récession, c’est une véritable descente aux enfers et une débâcle dont la dimension inédite dépasse celles des crises précédentes car elle est cette fois structurelle, soutenue par une décadence politique sans précèdent. Elle n’épargne rien sur son passage et risque de briser irréversiblement les finances publiques, les systèmes de production et l’investissement.

Toutefois et malgré la noirceur du tableau, dessiné avec beaucoup de zèle par une classe politique incompétente, se relever n’est pas impossible, car à l’instar du Stalinisme et du Nazisme, la troisième vague du totalitarisme islamofasciste mondialisé sponsorisé par une certaine gauche internationaliste qui gangrène le monde arabo-musulman dont notre pays fait partie, trouvera son chemin naturel, à savoir celui de la poubelle de l’histoire. C’est une fatalité!

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