Tunisie – A quelque chose malheur est bon… Maintenant on sait à qui on a affaire !

Si la crise gouvernementale qui traîne en Tunisie voilà bientôt quatre mois a servi à quelque chose, c’est probablement d’avoir dévoilé la classe politique sous son vrai visage.

Cela ne date pas d’aujourd’hui, ni d’hier, mais très précisément, depuis la première hospitalisation de feu Béji Caïed Essebsi, quand les citoyens ont été sidérés par les réactions, plus ou moins inattendues, de certaines parties politiques. Depuis cette période les politiques n’ont pas cessé de nous gratifier de leur bon sens et de leur patriotisme. Certains poussés par l’avidité, d’autres, par le désarroi, les hommes politiques ont laissé libre cours à leur vraie nature, plus hideuse que ne l’avait jamais soupçonné le tunisien.

Une occasion pour les citoyens de connaitre la vraie nature de leurs hommes politiques. Ils ont découvert des personnes qui mentent plus qu’elles ne respirent et qui n’en ont rien à faire des problèmes des gens, ni de ceux du pays. Des hommes politiques qui ne courent que derrière leurs propres intérêts. Et, forcément, leurs intérêts sont diamétralement opposés à ceux du pays.

Après la course folle à la succession de BCE, au cours de laquelle certains n’ont même pas pris la peine de cacher leur intention de faire main basse sur le pouvoir, à n’importe quel prix, y compris un probable coup d’Etat constitutionnel, vint le tour de la campagne électorale qui a connu des niveaux de bassesse jamais égalés. On en est arrivé à mettre ses concurrents en prison, à se salir les uns les autres, dans une campagne où tous les coups étaient permis et surtout ceux en dessous de la ceinture.

Par la suite, les tunisiens ont eu l’agréable surprise de faire la connaissance de leurs honorables députés, ainsi que leurs messes basses pour se servir avant tout le monde et s’ils ne le pouvaient pas, parce que c’était illégal, ils se sont dépêché de changer les lois. Certains voulaient, à tout prix obtenir des passeports diplomatiques, pour des raisons qu’on n’ose pas deviner. D’autres sachant qu’après tout ce qui s’est passé, ils allaient avoir des difficultés à se faire réélire, se sont hâtés de changer la loi électorale et on en passe.

Vint, enfin, cette crise autour de la formation du gouvernement, qui a permis de convaincre les plus crédules de la bassesse et de la médiocrité de cette classe politique qui ne cherche qu’à assurer ses arrières, à faire en sorte d’éviter les rendements de comptes ou à empêcher l’ouverture de certains dossiers. A cette occasion tout était permis, à commencer par le mensonge et la traîtrise.

Une fois le gouvernement formé, l’euphorie de la victoire a délié les langues et levé le peu qui restait d’inhibition, laissant apparaître la vraie nature de cette élite. Comme çà a été le cas  hier avec le scandale suscité par un dirigeant d’un parti, désormais au pouvoir, qui se vantait d’avoir exigé le départ du meilleur ministre de l’ancienne équipe gouvernementale, pour que son parti daigne intégrer le nouveau gouvernement. Le plus triste, c’est qu’Elyes Fakhfekh a jugé que les éminences de ce parti valaient mieux, pour lui et pour la Tunisie, que René Trabelsi ! Afin de montrer qu’il a bien compris, il n’a pas hésité à sacrifier l’autre meilleure ministre, Sonia ben Cheikh.

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