Tunisie – Le projet d’amendement de la loi électorale risque-t-il de viser Abir Moussi et Kaïs Saïed ?

Cette question est en train de faire polémique, depuis ce matin. Une querelle qui ne cesse de s’étendre, lancée et amplifiée par la chaine Nessma TV.

Cette chaine est, en effet, depuis les premières heures de ce jour, en train de consacrer la quasi-totalité de son temps d’antenne, à inviter des soi-disant experts et activistes qui comprennent tout en politique et en législation, pour dénoncer le projet d’amendement de la loi électorale et pour insinuer que ce projet ne cible pas seulement Nabil Karoui, mais aussi, Abir Moussi et Kaïs Saïed.

Le but étant, apparemment, de rallier à la cause des gens qui sont contre cet amendement, Nabil Karoui en tête. Le maximum de gens, notamment parmi les partisans et fans de Abir Moussi et de Kaïs Saïed.  Ceux qui sont en train d’orchestrer cette dissensio et de faire monter la pression sont, plus que jamais, pressés par le temps, depuis que le président d’Ennahdha a fait part de son accord par rapport à cet amendement proposé à l’approbation de l’ARP, ce qui lui donne d’énormes chances de passer.

En regardant de plus près le texte du projet tel que présenté par le gouvernement, on ne retrouve réellement rien qui puisse cibler Abir Moussi ni Kaïs Saïed, ou les exclure de la course électorale. Car ce texte donne la possibilité à l’ISIE de refuser la candidature de toute personne qui ne respecte pas les principes de la démocratie et de l’alternance pacifique au pouvoir selon les choix du peuple, ou toute personne qui prône la haine, la division du peuple, ou qui fait l’éloge de la dictature et du non respect des droits de l’Homme, ou alors celles qui encouragent et soutiennent le terrorisme et qui présentent une menace pour le régime républicain.

Or, dans tout ceci, on ne voit réellement pas ce qui pourrait cibler Kaïs Saïed, encore moins, Abir Moussi qui ne cache pas sa nostalgie de l’ère Ben Ali, comme la plupart des tunisiens, soit-il dit au passage, mais qui n’a jamais prôné ni glorifié la dictature, pas plus que Ben Ali, lui-même, qui n’a jamais fait de tels éloges.

Il s’agirait donc probablement, d’une tempête composée de toutes pièces, par certaines parties qui voudraient rallier à leur cause un maximum d’opposants à ce projet de loi, sans plus. Des parties qui n’hésitent pas à abuser, encore une fois, de leur accès aux médias, ce qui leur est, entre autres, reproché, dès le début et appuie en quelque sorte, les appréhensions de leurs détracteurs.

 

 

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