Tunisie – Les cliniques privées ou la maladresse de parler argent

Le président de la chambre syndicale des cliniques privées, Boubaker Zakhama a annoncé, ce lundi sur les ondes d’une radio privée, que le coût de l’hospitalisation d’un malade en soins intensifs, s’élève à 3000 DT par jour, sans compter les frais d’hôtellerie et les suppléments. Et ce, dans le cas où le cas ne connait pas trop de complications.

Zakhama a essayé d’expliquer ses propos par le fait que les cliniques privées souffrent, depuis le début de l’épidémie, d’un manque de malades, ce qui leur a créé des difficultés de trésoreries pour payer les salaires de leurs agents.

Quelle qu’en soit la raison, il aurait été préférable de discuter de ces problèmes de finances, en privé avec les autorités qui demandent le soutien du secteur privé et surtout pas, sur les ondes d’une radio à une heure de grande audience. Ce qui pourrait être considéré par les citoyens, comme une volonté de la part des « privés », de se faire payer leur contribution, alors que tout le monde dans le pays, Etat comme simple citoyen, est en train de consentir d’énormes efforts financiers pour contribuer à la lutte contre ce fléau. Cela pourrait avoir des conséquences sur la fréquentation de ces établissements, après la crise !

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