Tunisie – Pourquoi Jemli ne sera pas indépendant et ne formera pas un gouvernement de compétences

Quoi qu’il ait dit et répété qu’il était indépendant et qu’il le restera, qu’il avait l’intention de garder la pleine liberté de choisir les membres de son équipe et qu’il ne se basera que sur la compétence et l’intégrité dans ses choix, sans tenir compte des appartenances partisanes de ses futurs ministres, les  assertions de Habib Jemli, sont bien loin de la réalité, pour ne pas dire, utopiques.

Dès le premier jour des négociations, alors que le chef du gouvernement chargé a commencé ses rencontres avec les représentants des partis, il a reçu un premier carton jaune de la part du tout-puissant Cheikh Rached Ghannouchi, qui avait bien annoncé qu’il comptait diriger le pays, à partir du Bardo. Cet avertissement disait que 9alb Tounes ne fera pas partie du prochain gouvernement, contredisant ainsi celui qu’il a lui-même, ainsi que les membres de son conseil de la Choura, choisi.

Autre interférence venue perturber ce premier jour des pourparlers, celle du Courant Démocratique qui a affirmé par la voix de son Secrétaire général, qu’il ne fera pas partie d’un gouvernement qui comportera des ministres de 9alb Tounes ou du PDL.

Donc, Jemli devra revoir sa position, réviser ses ambitions d’indépendance à la baisse et se rendre à l’évidence que quoi qu’il fasse pour se démarquer de ses donneurs d’ordres, ceux-ci feront tout pour le contredire, juste pour montrer que ce sont eux qui contrôlent tout et qui mènent la danse à leur guise.

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