Par Oli Porri Santoro : Swagg Man, Iteb Zaibet sous le coup d’un mandat d’arrêt international

EXCLUSIF 

La France a officiellement émis un mandat d’arrêt international à l’encontre du présumé escroc franco-tunisien, Iteb Zaibet, actuellement incarcéré à la prison de Mornaguia pour “escroquerie et abus de faiblesse sur personne vulnérable et blanchiment d’argent”. En voici les preuves.

Iteb Zaibet, 33 ans, alias Swagg Man, se disait rappeur. Son unique album, intitulé “MST” (Maladie sexuellement transmissible), s’est écoulé à seulement 446 copies dans le monde. Cependant, c’est en Tunisie où le voile est tombé concernant sa véritable source de revenus : L’escroquerie internationale à grande échelle.

Au moins 42 victimes existent

“Le réel n’a pas eu lieu”. Telle est la conclusion à laquelle les téléspectateurs tunisiens, en particulier les incrédules encore jeunes, ont été tentés de croire face à l’étonnante propagande menée sur les plateaux TV par un avocat. Ce dernier est même allé jusqu’à convaincre la sœur jumelle de son client, Nawel Zaibet, de se couvrir de ridicule sur YouTube en vue d’y distiller mensonges, et contre-vérités.

Suivant les conseils de l’avocat, Nawel Zaibet, visiblement naïve a tenté d’asseoir l’idée fausse que la famille Zaibet serait d’origine brésilienne, tel que l’a toujours prétendu son frère. En essayant de défendre le mensonge de son frère concernant son identité, elle a aussi poussé le ridicule jusqu’à tenter de faire croire au monde que “Ryan” serait le deuxième prénom de Swagg Man, alors que leur propre père l’a lui-même affirmé en exhibant l’acte de naissance de son fils : « Mon fils est un mythomane, il s’appelle Iteb Zaibet, fils de Mohamed Zaibet ».

Pour tromper ses victimes et faciliter les transactions, le prévenu a longtemps opéré sous la fausse identité de “Rayan Sanches”. Lorsque les victimes se sont décidées à déposer plainte en France, la Justice n’a pas donné suite au motif que “Rayan Sanches n’existait pas”.

N’est-ce pas là précisément la définition même de l’escroquerie en droit pénal ?

L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs”.

5ème demande de libération refusée

Fort heureusement, les efforts déployés par les trois avocats d’Iteb Zaibet se sont avérés vains. En effet, la demande de libération dans l’attente du procès a été refusée, mardi dernier, par le juge en charge du dossier. Et ce, pour la 5ème fois consécutive! Pour comble de disgrâce, un avocat, époux d’une journaliste tunisienne, s’est même vu interdire l’accès à la prison de Mornaguia, jeudi 4 décembre, au motif que son permis de visite a expiré (CQFD : l’autorisation de visite a une durée de 3 mois ).

Un mandat d’arrêt européen lancé contre Swagg Man

Pour couronner le tout, la justice européenne a officiellement émis, le 12 novembre dernier, un mandat d’arrêt à l’encontre d’Iteb Zaibet. Ce dernier est mis en cause en France par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre pour des faits d’abus de confiance commis entre janvier 2014 et décembre 2015. En voici la preuve:

Autrement dit, si Swagg Man ressort un jour des geôles tunisiennes, la justice Française l’attend de pied ferme pour des crimes semblables à ceux pour lesquels il est incarcéré en Tunisie. En France, il est notamment reproché à Iteb Zaibet d’avoir usurpé l’identité d’une avocate inscrite au Barreau de Paris pour faciliter ses arnaques. En retour, celle-ci s’est empressée de déposer plainte en France pour “usurpation d’identité”. Une seconde plainte a été déposée sur le sol tunisien par cette même avocate, pas plus tard que l’été dernier.

Somme toute, Iteb Zaibet et ses avocats n’ont pas encore réussi à duper la Justice tunisienne, en effaçant des mémoires l’existence des 42 victimes bien réelles qui se sont manifestées. Pas moins de 22 plaintes sont officiellement instruites en Tunisie.

Iteb, cet arnaqueur d’orphelins

À noter que parmi les victimes recensées se trouve un grand nombre d’orphelins, d’où la nécessité pour Swagg Man de faire passer ses propres parents pour morts. Le 1er Juin 2009, il a même poussé l’ignominie jusqu’à laisser entendre sur la chaîne YouTube de Tonton Marcel que ses parents étaient décédés dans un crash d’avion Paris-Rio.

Un moyen comme un autre d’endormir ses victimes orphelines en trouvant de faux points communs avec elles.

C’est le cas, par exemple, de ce pauvre Thomas : “J’ai contacté Swagg Man sur Facebook suite à des insultes visant ses parents. J’ai vraiment cru qu’il les avait perdus. Étant moi-même orphelin, j’ai été touché, nous explique-t-il. Quelques heures plus tard, Iteb Zaibet m’a répondu en me disant qu’il allait faire de ce jour le plus beau de ma vie. Il m’a proposé de placer mon argent dans un business juteux qui devait tripler la mise de départ. Il m’a juré qu’il n’y avait aucun risque et qu’il me rembourserait de sa poche en cas de problème. Malheureusement, je me suis laissé tenter, confesse Thomas. J’ai donc pris rendez-vous auprès de ma banque pour retirer 25 000 € en espèces. C’était la condition de Swagg Man, ajoute-t-il, avant de conclure : Je me suis rendu à Paris. Là, on s’est rencontré. Il a pris mon argent, puis il a disparu, à jamais”.

Voici en exclusivité, une bande-sonore sur laquelle est enregistrée une conversation téléphonique, constituant une preuve irréfutable de la culpabilité d’Iteb Zaibet. On peut l’entendre ici manipuler un jeune homme en vue de lui dérober 80 000 euros d’épargnes.

Est-il utile de rappeler que l’Islam n’a de cesse d’encourager à prendre soin de l’orphelin ? “Quand l’orphelin pleure, dit-on, le Trône du Créateur frémit”.

Au final, qui doit-on accuser d’avoir tiré sur l’ambulance ? Les médias? Les journalistes, dont le métier est d’informer preuves à l’appui ou bien Iteb Zaibet, ce tortionnaire d’orphelins ?

Son épouse Lolita Rebulard ouvre une société en son nom aux USA

Le 10 octobre dernier, aux États-Unis, Lolita Rebulard, compagne de Swagg Man depuis plus de dix ans, mère de son enfant et ayant visiblement le contrôle de ses comptes et fonds à l’étranger, a usé de la procuration qui lui aurait été confiée pour ouvrir une société au nom d’Iteb Zaibet, baptisée “BEACH PROPERTIES RENTAL INC” et basée en Floride, alors que ce dernier était encore incarcéré en Tunisie.

Pour l’heure, Iteb Zaibet demeure confiné dans sa cellule de l’aile “Alif”, de la prison de Mornaguia, où il a maintenant le temps de ressasser ses délits abjects. L’occasion surtout de donner corps à l’article de loi stipulant sans équivoque :

Tout citoyen tunisien qui, hors du territoire de la République, s’est rendu coupable d’un crime ou d’un délit puni par la loi tunisienne, peut être poursuivi et jugé par les juridictions tunisiennes“.

Dura lex sed lex, auraient conclu les Romains, en d’autres temps. Autrement dit, “la loi est dure, mais c’est la Loi” !

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