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Kenya : La méthode Ruto séduit, le FMI versera 938 millions de dollars dès janvier

Kenya : La méthode Ruto séduit, le FMI versera 938 millions de dollars dès janvier

Le 14 novembre on vous parlait des prouesses accomplies par le président kényan William Ruto en un temps record – il n’est là que depuis septembre 2022 -, le Fonds monétaire international (FMI) confirme la bonne dynamique du pays ce jeudi 16 novembre. L’institution internationale a fait savoir qu’il a scellé avec Nairobi un accord pour un crédit de 938 millions de dollars (864 millions d’euros). Le moteur de l’économie ouest-africaine fait face à une tension sur les liquidités et à des problèmes économiques, donc lui donner un coup de main revient à doper toute la région…

Le Kenya, comme la plupart des pays dans le monde, a payé un lourd tribut à la crise du Coronavirus ; puis il a enchaîné avec les contrecoups de la guerre en Ukraine et la sécheresse historique qui a sévi dans la Corne de l’Afrique. La dette publique de ce pays d’environ 53 millions d’habitants est montée à plus de 10 100 milliards de shillings (64,4 milliards d’euros) fin juin dernier, d’après les données du Trésor, ce qui fait près de deux tiers du PIB.

Le Kenya est bousculé “sur ses liquidés, principalement en raison de l’importante euro-obligation arrivant à échéance” en juin 2024, d’un montant de 2 milliards de dollars, précise le FMI tout en saluant un rebond dans les domaines de l’agriculture et du tourisme. Ce qui explique que le président Ruto s’engage à rembourser dès décembre prochain une première tranche d’une valeur de 300 millions de dollars.

L’accord sera validé par le Conseil administration du FMI en janvier 2024. Si ça passe le Kenya encaissera immédiatement 682 millions de dollars, indique l’institution financière.

L’économie a fait preuve de résilience, avec une croissance du PIB réel de 5,4% au premier semestre 2023, principalement grâce à une solide reprise du secteur agricole suite au retour des pluies“, dit par ailleurs le FMI dans un communiqué. Certes l’inflation a reflué (+6,9% sur un an en octobre) mais les prix du carburant, des denrées alimentaires de base et de l’énergie restent hauts…

Par ailleurs le service de la dette publique, essentiellement auprès de la Chine, a fortement progressé avec l’érosion de la monnaie. Pour contenir la dette le gouvernement de Ruto a élaboré un budget draconien qui certes fait grincer beaucoup de dents, avec même parfois des manifestations violentes, mais le texte a le mérite de répondre aux problématiques du moment.

Les nouvelles taxes sont très impopulaires mais elles permettront aux caisses publiques d’engranger 289 milliards de shillings (2 milliards d’euros) pour alimenter le Budget de 3600 milliards de shillings (24 milliards d’euros) concocté pour 2023-2024.

 

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