Tunisie – Chawki Tabib dément Elyes Fakhfakh et dévoile ses dépassements dans des affaires de conflit d’intérêt

Le président de l’instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib, a démenti, ce lundi, lors de son audience par une commission parlementaire, les allégations de sources proches de la présidence du gouvernement qui assuraient que Fakhfakh avait informé l’INLUCC de la réalité de sa situation par rapport aux sociétés dont il est actionnaires et à leurs marchés et intérêts avec l’Etat.

Tabib a dévoilé qu’en fait, Fakhfakh est actionnaire et membre des conseils d’administration de cinq sociétés, dont il assure la gérance de quelques unes. Il a ajouté que Fakhfakh n’a, à ce moment, pas finalisé la déclaration de son patrimoine et ses biens. Et ce, à cause d’un problème de non publication d’un acte judiciaire.

Tabib a assuré que Fakhfakh a déclaré être actionnaire dans cinq sociétés, mais qu’il n’a pas précisé si celles-ci avaient des intérêts quelconques avec l’Etat. Auquel cas, il serait, forcément, en situation de conflit d’intérêt, du fait qu’il soit à la tête de l’administration tunisienne qui remplit, normalement, le rôle de contrôle de ce type de transaction. Il a ajouté que, dans les dossiers dont dispose l’INLUCC, il n’y a aucune mention de sa délégation de ses parts, ou de la gestion de ses affaires, à une tierce personne.

Tabib a assuré que l’INLUCC a adressé un courrier à Elyes Fakhfakh, pour demander des clarifications concernant sa gestion de ses parts dans quatre sociétés, et qu’il s’est contenté de répondre qu’il n’en était pas le gérant, alors que la loi stipule qu’il délègue complètement, la gestion de ses parts à une tierce personne. Ce qui n’est, pour le moment, pas le cas.

Tabib a affirmé que l’INLUCC n’a reçu des informations concernant les sociétés d’Elyes Fakhfakh, que depuis 4 jours, c’est-à-dire, le 25 juin courant. Selon ces données, Fakhfakh aurait légué la gérance d’une de ces sociétés, le 15 avril dernier, et le 17 avril, il a démissionné d’une autre société. Le 22 mai, il a délégué la gérance d’une troisième société. Tabib a précisé qu’Elyes Fakhfakh était en situation illégale pour tous ces cas, du fait qu’il n’ait pas entrepris ces démarches dans les limites des deux mois, à partir de sa prise de fonctions, comme le stipule la loi.

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